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 Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)

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MessageSujet: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Lun 12 Nov - 21:48

Pieds nus, les cheveux encore humides, vêtue d'un simple sweat appartenant à Allistair, un plateau dans les mains, Grace Burton montait chaque marche avec prudence même si elle avait hâte de retrouver son bel endormi. Elle s'était réveillée vers 4 heures du matin et était partie courir comme à son habitude, avant de rentrer elle était préalablement passée à la boulangerie pour prendre des croissants et pains aux chocolats encore chauds. ELle savait qu'Allistair adorait qu'elle lui apporte le petit déjeuner au lit et comme il s'agissait de son anniversaire, elle voulait marquer le coup. Le beau brun, torse nu, dormait encore profondément alors qu'elle s'avançaiit dans la chambre et déposait le plateau sur le lit avec précaution. Elle le regarda quelques instants, un léger sourire sur les lèvres admirant sa beauté et sa sérénité. Elle savourait chaque instant passé avec lui comme s'il s'agissait du dernier, chaque jour en sa compagnie, la rendait encore plus épanouie. Et ce jour là, elle était comblée. Il lui suffisait, entièrement.

N'en pouvant plus d'attendre, elle murmura avec douceur "Joyeux Anniversaire Vieillard" et déposa un baiser sur ses lèvres en guise de bonjour. Un léger mouvement de paupières et un sourire furent sa réponse. Le beau brun était le genre d'individu, les cheveux ébouriffés dans tous les sens, très stone le matin et il lui fallut quelques minutes avant d'émerger contrairement à Grace qui était d'un dynamisme à faire peur dès le réveil. Elle déposa le plateau sur les jambes de son petit ami, lui vola un bout de croissant et guetta sa réaction du coin de l'oeil. Le coeur de Grace battait à pleine puissance dans sa poitrine alors que les yeux du beau brun s'attardèrent sur une enveloppe : le cadeau de la jeune femme. Celle-ci avait véritablement fait des pieds et des mains pour lui trouver un cadeau sachant qu'Allistair, la connaissant un minmum lui avait dit de ne pas en faire trop, or, la brunette voulait quelque chose de spécial pour lui faire plaisir. Il ouvrit l'enveloppe et resta quelques instants interdit en découvrant le billet pour l'Irlande que Grace lui avait acheté. Certes, ce n'était pas exceptionnelle pour un Irlandais de partir en Irlande mais Grace savait que sa terre natale manquait atrocement à son Allichou et qu'il économisait depuis des lustres pour repartir. Bien entendu, Grace n'avait pas pris de billet pour elle considérant qu'il aurait été déplacé de s'inviter chez les parents du garçon et qu'il ne fallait pas brûler les étapes de leurs relations. Cependant, le beau brun sembla déçu qu'elle ne partage pas sa joie lui qui rêvait tellement de lui faire découvrir l'Ilrande. Après diverses conversations sur le sujet et beaucoup de chantage affectif, il parvint à la convaincre à la condition qu'ils ne dévoilent pas aux parents du garçon qu'ils étaient en couple. Elle souhaitait réellement qu'Allistair profite de ses retrouvailles et ne s'encombre pas d'aytres futilités.

C'est ainsi, que la petite américaine se retrouva dans un avion direction Irlande, 3 semaines plus tard. Des voyages, elle en avait fait mais bizarrement savoir qu'elle allait rencontré les parents d'Allistair la rendait anxieuse. Pire que quand elle devait partir en Afghanistan ! Et s'il ne l'aimait pas ? Il faut dire que généralement avec son caractère froid et fermé, elle n'avait pas un franc succès et cela l'angoissait. Et si Allistair changeait d'avi en voyant qu'ils ne l'aimaient pas ? Elle se promit de faire tous les efforts possibles pour gagner leur sympathie. TOUT !
Alors qu'ils étaient sur le point atterrir, Grace regarda par le hublot et admit qu'elle était loin des gros buldings de New York, tout semblait verdoyant et magnifique. Elle devait avouer qu'elle était également pressée de découvrir le cadre où Allistair avait grandi, la culture Irlandaise et tous ces petits détails qui ferait qu'elle se sentrait encore plus proche de lui. Elle ne lui avait pas encore avoué mais elle avait même pris quelques cours d'Irlandais avec un prof particulier avant leur départ, histoire de ne pas faire trop tâche dans le décor. Elle saisit sa main et plongea son regard dans le sien alors que l'hotesse de l'air annonçait l'attérissage.

-Tu es heureux ?
lui demanda-t-elle.

Il semblait l'être et elle l'était aussi. C'était l'essentiel. Et qui sait peut-être que ce paradis Irlandais les rendrait encore plus foux l'un de l'autre...
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Mer 14 Nov - 20:19

« Non, je suis extrêmement malheureux. Je retourne dans mon pays qui m’a énormément manqué, en compagnie de ma petite amie que j’ai plus que tout, je vais revoir mes parents que je n’ai pas vu depuis plus d’un an et demi ... »
Il leva les yeux au ciel, l’air faussement exaspéré. Mais il savait très bien que même en lui disant merci cinquante fois et en se prosternant à ses pieds, elle ne se rendrait toujours pas compte du bonheur qu’elle lui apportait. Il n’aurait jamais pensé à ça comme cadeau d’anniversaire, c’était juste trop énorme pour qu’il n’ose même l’imaginer. Alors il se contenta de l’embrasser tendrement en serrant sa main dans la sienne.
Le jour de son anniversaire avait été juste magnifique. C’est le genre de journée douce, sans soucis, qu’il aimait passer. C’était peut-être aussi le fait d’avoir eu son cadeau qui avait transformé ce jour assez banal (trente-six ans n’étant pas un cap pour lui) en un jour magnifique. Et il se rendait aussi compte de la chance qu’il avait de pouvoir l’avoir à ses côtés et qu’elle soit assez ouverte d’esprit pour comprendre à quel point son pays pouvait lui manquer après seulement huit mois aux Etats-Unis ...
Et il posa enfin le pied sur son sol natal. Il était tellement content que la fatigue du voyage avait complètement disparue. Tenant Grace par la main, ils allèrent chercher les bagages et se retrouvèrent devant l’aéroport à attendre je grand-père du jeune homme qui devait venir les chercher. Durant les deux semaines qu’ils allaient passer en Irlande, ils allaient résider chez les grands-parents paternels du jeune homme qui avait une grande ferme, à proximité de la ville de Clara, se trouvant à une centaine de kilomètres de Dublin. Toute la famille allait y défiler, il fallait bien qu’il y ait assez de place pour tout le monde. D’ailleurs en parlant de famille ...
« Faut que je te prévienne que ma famille est assez ... Spéciale. Tu sais, la plupart ont toujours vécu au fin fond de la campagne et sont un peu brutes parfois. Enfin, je sais pas vraiment comment t’expliquer, mais en gros ... hum ... prends pas peur, ils sont gentils. »
Il sourit, pour atténuer la méchanceté de ses paroles. Il aimait sa famille, mais il avait un peu du mal à la supporter. Et il avait peur de leur réaction vis-à-vis de Grace. Même si celle-ci n’allait pas se présenter comme sa petite amie (chose qu’il n’avait pas compris au début mais que maintenant, il acceptait sans problème), ils allaient la voir comme une étrangère qui ne parlait même pas leur langue, ne connaissait sûrement pas leur culture et surtout débarquait de nulle part.
Il n’eut pas le temps de se questionner plus qu’il vit son grand-père arriver. Il serra le vieil homme dans ses bras, heureux de le retrouver. C’était la personne avec qu’il s’entendait le plus, hormis ses parents. Puis il se souvint de la présence de la jolie brune à ses côtés.
« Grace, voici Cedric, mon grand-père. Cedric, Grace, mon amie new-yorkaise. »
Très doué en présentation ! Il guetta leurs réactions d’un œil inquiet.
« Enchanté jeune femme !
- Grand-père, ce serait mieux de parler anglais.
- Ah oui ... »
Eh ben, c'était pas gagné.
Anglais / Irlandais
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Mer 28 Nov - 21:02

« Est-ce qu’il se doute de la chance que j’ai de l’avoir ? Est-ce qu’il se doute qu’à chaque seconde je pense à lui ? Est-ce qu’il se doute que je suis totalement folle de lui au point d’apprendre l’Irlandais ? » Telles étaient les pensées de Grace au moment où elle regardait Allistair car elle avait la chance de faire partie de ces personnes qui aimaient et étaient aimés en retour. Rien n’était plus beau, qu’un amour partagé qui vous traverse l’âme et le cœur. Elle avait trouvé la bonne personne avec qui, elle pouvait à présent se tourner vers l’avenir, après toutes les galères qu’elle avait rencontrées dans sa vie, elle tournait une page pour emprunter un nouveau chemin. Certes, elle était pleine d’appréhension mais également tellement comblée par cet si amour si pur et cet amitié si solide qu’ils avaient noués entre eux.

C’est pour toutes ces raisons que Grace était venue en Irlande. Elle souhaitait faire plaisir à son petit ami et espérait correspondre à ses attentes durant leur séjour chez lui. Elle avait tellement peur de le décevoir…Et il faut dire que le commentaire d’Allistair au sujet de sa famille ne la rassurait pas du tout. Comment cela « Spéciale ? » « Fin fond de la campagne » ? « Brutes ? » Oo. Bizarrement, l’allusion d’Allistair engendra l’image d’homme des cavernes dans l’esprit de la brunette et elle ne put s’en défaire alors qu’ils attendaient patiemment le grand père du jeune homme. Nerveuse, Grace ne cessait de tripotait son écharpe dansant d’un pied à l’autre.

-Je suis certaine que tu exagères, Veillard, finit-elle par dire après avoir rongé la totalité des ongles de sa main gauche. Après tout…Si j’ai réussi à te supporter, toi, je devrais bien m’en sortir avec eux, non ?


« N’est ce pas ? Hein ? S’il te plait Allistair, dis moi oui
! » Elle lui fit un sourire qu’elle voulait rassurant avant de s’attaquer à sa main droite. Son anxiété redoubla alors qu’un homme, immense, des cheveux blancs plaqués en arrière, une chemise à carreaux, un pantalon en velours, des bottes et une parka de chasseur s’avança vers eux. Il avait l’air humain, ne ressemblait pas à un homme des cavernes et souriait même de manière chaleureuse à son petit-fils qui le serra dans ses bras. Grace se cacha, comme une enfant derrière le dos protecteur d’Allistair qui les présenta. Grace, afficha alors, le plus beau sourire qu’elle avait, dévoilant ses belles dents blanches bien droites et fit mine d’être la fille la plus sympathique du monde en lançant en Irlandais :
« Je suis ravie de faire votre connaissance grenouille »
En effet, ce n’était pas gagné. Le terme « Monsieur » et « Grenouille » étaient de sonorité très familière en Irlandais et Grace venait effectivement de mélanger ces termes sans s’en rendre compte avec un sourire d’idiote hyper angoissée sur le visage. C’est pourquoi la jeune femme ne comprit pas ce qu’il y avait de si drôle, alors que le grand père d’Allistair éclatait de rire suivit par son petit fils. « Ah ces irlandais….Ils sont vraiment spéciaux, pensa-t-elle ».

Dans la voiture, Grace n’eut pas le temps de comprendre ce qu’ils se disaient tellement ils parlaient vite entre eux. Mais vu les yeux heureux d’ALlistair, elle supposa qu’ils étaient certainement en train de rattraper le temps perdus en échangeant des anecdotes réciproques. Elle était envieuse de cette complicité, elle qui n’avait jamais connu le bonheur d’une famille unie mais la froideur d’un pensionnat. Son petit ami n’était pas au courant de cette réalité, Grace ne parlant que très rarement de sa famille et de son enfance. Mais qui sait, peut-être que ce séjour irlandais lui permettrait de comprendre et de découvrir la chaleur d’une famille…Peut-être s’intégrait-elle à celle d’Allistair…Tout du moins c’est ce qu’elle espérait…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 27 Jan - 21:35

Elle stressait et cela se voyait gros comme une maison. Il ne dit rien de plus pou ne pas aggraver son cas. Il voulait juste la prévenir, qu’elle ne s’attende pas à la famille parfaite. L’homme savait très bien que ses proches avaient parfois un comportement bizarre, encore plus envers les « étrangers ». Car Grace allait être considérée comme l’intrus. Ce qu’il redoutait le plus, c’était le comportement de ses tantes, qui avaient toujours eu tendance à surprotéger les jeunes. Mais il y avait également une autre personne, à laquelle il refusait de penser mais qui était bien présent dans son esprit : Lydia. Déjà, il était sûr et certain qu’elle allait être invitée (ils allaient avoir l’espoir qu’après deux ans de séparation, il comprenne son erreur et se jette dans ses bras, lui déclarant l’amour fou qu’il lui portait ... ou pas). Et ensuite, s’ils se rendaient compte qu’il aimait Grace et que c’était hors de question qu’il la quitte, ça n’allait pas forcément leur plaire. Mais il s’en foutait. C’était sa vie, pas la leur.
Allistair sourit quand il entendit Grace parler irlandais, mais ne put s’empêcher d’éclater de rire avec son grand-père. C’était mignon de sa part d’avoir appris sa langue –ou plutôt essayer–. Il ne dit rien, mais garda un petit sourire. Il chargea les valises dans le coffre et c’était parti, direction Clara. Durant le trajet, il oublia un peu Grace qui se trouvait derrière et parlait avec son grand-père. Il se mit au courant des dernières choses qui s’étaient passées dans la famille. Il se fit notamment gentiment engueuler parce que sa mère s’était inquiétée pour lui. De son côté, il raconta un peu sa nouvelle vie. Le trajet passa vite et après un peu plus d’une heure, ils arrivèrent à destination. Allistair sortit de la voiture et resta un moment debout, à regarder autour de lui. Il était de nouveau chez lui. Dans la cours, il y avait des poules et les deux chiens de ses grands-parents. Derrière le corps de ferme, on apercevait les prés avec les chevaux de sa grand-mère. C’était comme dans son enfance. Il y avait même cette atmosphère particulière, cette chaleur qu’il ressentait à chaque fois qu’il arrivait chez ses grands-parents.

« Hey gamin, viens m’aider et t’occuper de ton Américaine.
- Oui grand-père. »

Il alla prendre leurs affaires avant d’adresser un grand sourire à Grace.
« Tu viens ? »
Après avoir soufflé un bon coup, il pénétra dans la maison, se retrouvant dans la grande pièce principale, qui servait de salon/salle à manger/salle de séjour/bureau/autre. Il y eut un silence, un moment de flottement. Sa mère, sa grand-mère et son père le fixaient. Il se sentait assez mal à l’aise, mais il savait qu’il devait passer par là. La présence de Grace à ses côtés le rassurait, à vrai dire. Sans elle, il ne serait sûrement jamais retourné dans sa famille, il aurait été bien trop lâche pour ça. Il eut le réflexe de chercher la main de la jolie brune pour se redonner un peu de courage, mais se reprit à temps. Bon ... Il ne restait plus qu’à tenter d’être le plus naturel et jovial possible. Après avoir serré tout le monde dans ses bras –et avoir fait un gros bisou à sa maman rassurée de ne pas le voir complètement différent–, il leur présenta Grace. Son bonheur était visible, car même s’il ne le disait pas, il avait le sourire aux lèvres.
Grace avait été parfaite sur ce coup-là.
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Ven 1 Fév - 21:33

Grace ne connaissait rien à la vie en campagne. Pourtant, elle fut incroyablement charmée par cette agréable ferme, avec ses poules, ses grands champs de blé, ses pâturages où les chevaux broutaient paisiblement. Une seule chose rendait le paysage beaucoup moins appréciable pour la jeune brunette : les chiens. En ayant la phobie, elle fut un léger mouvement de recul quand ils coururent en aboyant, remuant la queue avec ferveur pour accueillir comme il se doit leur maître et Allistair. Celui-ci perçut sa gêne et la rassura en indiquant qu’ils étaient inoffensifs. Peine perdue, Grace ne pouvait s’empêcher de reculer quand ils approchaient pour la sentir. Le grand père d’Allistair, manquant légèrement de patience, les rappela et leva les yeux au ciel en jurant dans sa langue natale. Cela commençait bien…En prenant ses bagages, elle murmura un « désolée » à son amoureux qui ne sembla pas contrarié avant de lui adresser un « tu viens ? » avec un large sourire. Elle répondit timidement à celui-ci avant de s’avancer vers la jolie demeure. Talons hauts, valise à roulettes, Grace correspondait parfaitement à la citadine qui débarquait à la campagne et se maudit de ne pas avoir enfilé la paire de converses rose pâle qu’elle avait conservé dans son sac. Elle avait évidemment souhaité faire bonne impression et avait changé six fois de tenues pour ne pas paraître trop chic ou à l’extrême trop décontracté. Elle comprit très vite, que sa tenue actuelle était en décalage par rapport à l’endroit où elle se trouvait et qu’un simple jean’s et une paire de bottes auraient largement suffit pour faire une bonne impression. Allait-elle paraître trop sophistiquée ? Pire superficielle ? Elle prit une profonde inspiration et chassa les idées sombres qui voyageaient dans son esprit. ‘’Courage Grace, tu es allée en Afrique, en Afghanistan, la campagne s’offre à toi ! Tu ne dois pas décevoir ton vieillard’’. Elle admira celui-ci du coin de l’œil et regretta de lui avoir demandé de dissimuler leur relation. Cela allait être tellement difficile, eux qui étaient si liés, complices et tactiles d’habitude… ‘’Quelle poisse ! Mes premières vacances avec Allistair et voilà que je ne pourrais même pas dormir avec lui…Je suis vraiment une idiote… ‘’
Ils entrèrent dans la ferme et débarquèrent dans une immense pièce principale où deux femmes, et un homme les attendaient le visage fermé. Étrangement, Grace ne connaissait absolument rien des retrouvailles en famille. En effet, elle avait été mise dans un pensionnat à l’âge de 6 ans et elle avait passé très peu de temps avec ses parents…Pourtant, quelque chose en elle lui disait que si elle n’avait pas vu son fils depuis plus de 1 an, parti dans un autre pays, elle lui aurait certainement sauté au cou et embrassé avec chaleur. Or ce n’était pas le cas. Elle sentit même une pointe de déception chez son petit-ami qui attendait certainement un autre comportement de la part de ses géniteurs et eut une folle envie de le prendre dans ses bras pour le réconforter. Après avoir salué tout le monde, il présenta Grace à sa grand-mère, mère et père. Comme Harry Potter, il ressemblait énormément à son père mais avait les yeux de sa mère. Elle sourit automatiquement à ses deux parents rassurée de trouver en eux une part de son cher et tendre. Elle avait tellement envie de leur poser des tas de questions sur leurs fils, de savoir comment il était étant enfant mais pour le moment, elle préférait adopter une attitude polie et aimable en déclarant :

« Enchantée de faire votre connaissance ! Allistair me parlait tellement de l’Irlande…Que je suis impatiente d’en découvrir… »

Pendant qu’elle parlait, la mère d’Allistair la détaillait du regard mais bizarrement, Grace sentit que ce regard insistant signifiait « Mais qu’est-ce que tu viens faire là ? ». Cependant, elle ne se laissa pas démonter gardant un grand sourire sur le visage et continua d’une voix joviale et douce :

«…plus sur votre beau pays ».
Elle avait tellement répété sa phrase, qu’elle était certaine de n’avoir commis aucune erreur. Elle serra leurs mains vigoureusement et continua de sourire de manière sympathique. Jusqu’à…Jusqu’à ce qu’une bombe irlandaise rousse fasse son entrée dans la pièce et se jeta sur ALlistair en déclarant : « tu m’as tellement manqué »… ‘’Non mais c’est qui celle-là ! ‘’rouspétait Grace intérieurement.

« Celle là » c’était Linda. Tout du moins c’est ce que comprit Grace alors qu’elle dégustait son thé et ses cookies qu’avait généreusement préparés la grand-mère d’Allistair. Avant de défaire leur valise, la vieille dame avait tenu à ce qu’ils mangent un petit quelque chose. Tout en buvant, la brunette observait la joyeuse rousse qui vêtue d’un jean’s clair, d’une paire de bottes, d’une chemise à carreaux, était d’une beauté naturelle époustouflante et dévorait littéralement Allistair des yeux. Un sentiment nouveau grandit en Grace, elle se sentit soudain très intimidée comme si cette fille représentait une menace et que face à elle, elle ne faisait pas le poids. Elle ne pouvait s’empêcher de constater- alors que toute la famille discutait de manière rapide en Irlandais-que cette fille avait déjà sa place dans cette famille, une place aux côtés d’Allistair. Elle ne pouvait s’empêcher de constater la différence qu’il existait entre elles, Grace était d’un tempérament froid, alors que cette fille était la joie de vivre incarnée, sa belle assurance et son grand sourire disparut pour laisser place aux doutes …C’était certain, pour conquérir la famille d’Allistair, Grace allait devoir se battre…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 9 Fév - 9:29

L’ambiance était ... Bizarre. Allistair était mal à l’aise et même s’il comprenait l’attitude de sa famille, cela ne lui plaisait pas. Il pouvait comprendre qu’ils lui en veuillent de s’être barré comme ça sans prévenir et de ne pas avoir donné de nouvelles pendant un loooong moment, mais il avait fait l’effort de revenir ... Et puis merde quoi, il avait trente-six ans, il n’était plus un gamin ! Il avait quand même le droit de s’expatrier si cela lui prenait l’envie. Il sentait tout de même gêné vis-à-vis de Grace, qui devait se demander où elle débarquait. Ce n’était pas vraiment génial pour un premier contact. Et vu la façon dont ses grands-parents toisaient la jeune femme, il se demandait même si elle aurait envie de remettre les pieds en Irlande un jour.
En tout cas, ce n’était pas Grace qu’il fallait blâmer. Elle était la politesse et l’amabilité même. L’homme capta le regard que sa mère jetait sur la jeune Américaine et ne comprit pas. Il avait l’impression d’être dans un monde parallèle, où ses parents s’étaient transformés en monstre. A vrai dire, il commençait un peu à paniquer. Il tourna la tête et souffla un peu. C’est à ce moment-là que Lydia décida de débarquer. Il n’eut pas trop le temps de réagir vu qu’elle débarqua comme une furie et se jeta sur lui.


« Mais ... Qu’est ce que tu fais là ? »

Elle s’écarta de lui, avec un petit sourire. Il restait incrédule. Quand il l’avait quittée, elle était une jeune femme banale, inintéressante, timide, soumise ... Et qui ne se mettait pas en valeur. Bref, tout le contraire de la rousse qu’il avait sous les yeux.

« T’as l’air heureux de me voir, ça fait plaisir ... »

Lydia se présenta ensuite à Grace, car le cerveau d’Allistair n’avait toujours pas redémarré et il n’avait pas prit la peine de faire les présentations. Pour penser à autre chose, il voulut aller s’installer, mais sa grand-mère insista pour qu’ils prennent un thé tous ensemble. Ils s’installèrent donc autour de la grande table. Allistair resta assez discret, grignotant un cookie et observant les gens. Lydia était toujours aussi bien intégrée à sa famille, à ce qu’il voyait ... Il jeta un coup d’œil à Grace et lui fit un petit sourire, pour la rassurer. Ce ne devait vraiment pas être facile pour elle ... Peut-être qu’en fin de compte, c’était une mauvaise idée de revenir ... Ce qui lui fit plaisir, c’est que sa grand-mère était très gentille envers l’Américaine, lui parlant de tout et n’importe quoi et faisant attention à ne pas parler trop vite, alors que ses parents et son grand-père ne lui adressaient pas la parole. Il se perdit dans ses pensées, écoutant à peine ce qui se racontait et répondant par monosyllabes. Il se sentait encore mal à l’aise, surtout vis-à-vis de son ex-presque épouse. Il était peut-être venu le moment de s’expliquer avec elle. Il se leva.

« Lydia, on va faire un tour ? »

La rousse acquiesça et le suivit dehors. Il espérait juste que Grace n’allait pas se mettre à baliser. Il avait juste besoin de s’expliquer et de calmer ses remords. Mais déjà, de la voir énergique comme ça, il se disait qu’elle avait plutôt bien surmonté son départ. Au moment où il sortait de la pièce, il croisa William, un de ses cousins. Le sourire d’Allistair se crispa. William, c’était un peu le mec super lourd, complètement crétin, mais qui faisait un mètre quatre-vingt dix et n’était que de muscles, si bien qu’Allistair n’avait jamais osé lui dire qu’il ne pouvait pas l’encadrer ... Déjà qu’il était trouillard en temps normal, alors devant un homme qui pouvait le défoncer en deux secondes ... Voilà quoi. Après une rapide salutation, le cousin alla rejoindre Grace. Allistair regarda par-dessus son épaule et vit qu’elle se trouvait seule, ses parents et ses grands-parents s’étaient évanouis dans la nature. Elle allait vraiment se demander où elle était tombée, surtout si William lui sortait son jeu de grand charmeur ... Il ne put s’empêcher d’avoir un sourire moqueur. Dehors, la pluie avait commencé à tomber. Les deux Irlandais s’éloignèrent de la maison, bien décidés à parler à cœur ouvert.
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 9 Fév - 18:47

A ce moment là, le cerveau de Grace hurlait un grand ‘’Noooooooooooooon’’. Pourquoi partait-il avec la belle rousse ? Elle le supplia du regard pour qu’il reste mais il préféra lui adresser un sourire rassurant avant de s’éclipser avec la rouquine. Même si Grace donnait l’image d’une femme très assurée, elle n’avait en réalité pas très confiance en elle. Et voir cette magnifique femme bras dessus , bras dessous avec son petit ami n’arrangeait en rien son manque d’ estime pour elle. Pire, elle était déjà en train de se faire des scénarios dans sa tête où finalement Allistair se rendait compte à quel point Grace ne lui correspondait pas, n’était pas assez bien pour lui. ‘’Stop ! ‘’ Elle prit une profonde inspiration, il l’aimait, elle l’aimait et avait confiance en lui. Alors qu’elle s’apprêtait à débarrasser les assiettes, un grand brun musclé vint à sa rencontre, un grand sourire charmeur sur le visage. ‘’Il ne manquait plus que cela…, pensa Grace en affichant un sourire aimable’’ au jeune homme qui devait avoir son âge.

-Bonjour, lui dit-il, je m’appelle William, je suis le cousin D’Allistair.
Il lui tendit la main, qu’elle saisit et fut surprise qu’il lui baise tel un chevalier. Apparemment, le cousin d’Allistair était un séducteur dans l’âme qui avait jeté son dévolu sur l’américaine. En temps normal, la jeune femme l’aurait certainement envoyé promener mais comme il s’agissait d’un membre de sa famille et qu’elle souhaitait faire bonne impression, elle n’en fit rien. Elle conserva ce sourire idiot sur son visage et se présenta à lui.

-J’ai vu vos bagages dans l’entrée, vous voulez que je vous aide à les monter et que je vous montre votre chambre ?


Voyant que la conversation de son petit ami avec la rouquine semblait s’éterniser à l’extérieur et après avoir préalablement aidé la grand-mère d’Allistair à débarrasser la table, elle hocha la tête. William prit les bagages de son cousin et Grace attrapa sa grosse valise le suivant dans les escaliers. Son cousin était l’opposé de son petit ami sur tous les points de vues, il n’arrêtait pas de parler, de draguer et semblait avoir une confiance en lui inébranlable. Alors qu’ils grimpaient chaque marche, il n’arrêtait pas de faire sa propre éloge en mettant en évidence à quel point il était musclé, doué pour parler l’Anglais, qu’il avait refusé de nombreuses fois de partir en Amérique pour devenir mannequin…BLABLABLABLA. Grace avait décroché dès la seconde où il avait commencé à faire la liste de toutes les femmes qui rêvaient de devenir son épouse dans le village. Ses pensées étaient entièrement dirigées vers son petit ami qui lui manquait déjà. C’était assez impressionnant à quelle vitesse les deux amoureux étaient devenus très dépendants l’un de l’autre de sorte que la jeune femme-qui avait conservé sa chambre à l’hotel- passait quasiment toutes ses nuits dans les bras du beau brun dans sa magnifique maison. D’ailleurs, Allistair l’avait profondément touché en la chargeant de s’occuper elle-même de la décoration de ce qu’il appelait « leur maison ». Désormais, les murs de celle-ci étaient ornés de photos d’eux et la décoration reflétait de leur complicité inébranlable. Elle se rendait compte à cet instant, qu’il n’y avait pas un endroit au monde où elle se sentait mieux que chez Allistair ou en tout cas avec lui. C’est pourquoi, en ouvrant la porte de sa chambre qui était magnifiquement décorée dont le mobilier se limitait à une coiffeuse, une commode, un bureau, le lit d’une personne la ramena brutalement à la réalité. Ce soir, elle n’aurait pas le plaisir de s’endormir en sentant la chaleur de son vieillard.

-La chambre n’est pas bien grande mais le lit est très confortable, affirma William dans un grand sourire. Personnellement je n’aime pas dormir seul alors…
-C’est très bien, coupa Grace sincère
.

Moment de flottement où le jeune homme observait la brunette qui ouvrait sa valise pour déposer une chemise à carreaux et un jean’ s sur le lit. Quand la pluie commença à ruisseler à grosse goutte sur la fenêtre de la chambre, Grace ne put s’empêcher de penser à Allichou. Que faisait-il ?

-Cela doit faire bizarre à Allistair de retrouver Lydia, non ? Demanda William derrière elle.
-Pourquoi cela ?

-Tu n’es pas au courant ? *hochement de tête négatif de la part de Grace*Bah…Retrouver son ex-fiancée cela n’est jamais facile, surtout que Lydia semblait l’aimer comme une dingue, peut-être que ce voyage permettra de les rapprocher à nouveau, ses parents seraient tellement contents ! Enfin, je vais te laisser t’installer, je t’attends en bas…

Il referma la porte derrière lui alors que Grace s’asseyait sur le lit perdue. C’était comme si un coup de massue venait de s’abattre sur son crâne…Il avait été fiancé ? Allistair ne lui en avait pourtant jamais parlé...Elle prit une profonde inspiration, elle ne devait pas se laisser démonter. Après tout, tout le monde avait des secrets et s’il n’avait pas eu le courage de lui dire, c’est qu’il devait avoir ses raisons non ? Grace ne lui avait pas tout dit non plus sur son passé, notamment sur son enfance et elle pouvait comprendre que le sujet était particulièrement délicat. Elle tenta de se ressaisir alors qu’elle reconnaissait les bruits de pas d’Allistair dans les escaliers et se promit de ne pas lui en parler tant qu’il ne se sentirait pas prêt à lui dire lui-même…’’Quel choc !’’
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 3 Mar - 18:11

Au début, ils marchaient tous les deux en silence, ne sachant pas trop par quoi commencer. Ils s’éloignèrent de la ferme, prenant le sentier qui traversait les pâtures. Allistair regardait tout : les chevaux, les arbres, les clôtures, les flaques, tout sauf Lydia. Ce qui était un peu con, sachant que c’était lui qui l’avait traînée dehors. Cela fit rire la jeune femme au bout de quelques minutes.

« Je ne te connaissais pas aussi timide. »

Il sourit presque malgré lui. Il tourna la tête vers elle. Elle le regarda avec des yeux pétillants, un grand sourire ... Elle respirait la joie de vivre ! C’était tellement étonnant ... Quand il l’avait lâchée, elle ne ressemblait à rien, n’avait aucune personnalité, aucun caractère.

« Alors, pourquoi est-ce que tu me fais sortir par ce temps-là ? »

Aussi bizarre que cela puisse paraître, les mots sortir tous seuls pour une fois. Il lui expliqua la sensation d’étouffement qu’il avait ressenti, pourquoi il était parti, les remords qui l’avaient empêché de reprendre contact avec elle, son exil, ses sentiments, ses pensées, ses doutes. Il lui racontait tout en détail et lâcha même quelques mots sur sa relation avec Grace, assez pour lui faire comprendre que jamais il ne retournerait avec elle. Elle ne dit rien, se contentant de sourire et de l’encourager.

« Et bien ... Je ne m’attendais pas à ça.
- Ca m’a fait du bien de tout te dire. Tu vois, ça me tourmentait un peu. J’avais peur que ... tu restes bloqué là-dessus.
- Ne t’inquiètes pas, je n’ai pas attendu tes excuses pour m’en remettre. »


Elle avait dit ça sur un ton un peu agacé. Il lui jeta un regard troublé. D’un côté, ça le soulageait de savoir qu’elle avait surmonté ça. Mais son côté égoïste lui faisait sentir une pointe de déception. Il avait toujours cru qu’elle était dépendante de lui entièrement. Et en fait non, ça avait été plutôt le contraire. Il avait eu plus de mal qu’elle. Il apprit qu’elle était en couple, heureuse et épanouie, bref tout allait bien. Le silence s’installa tandis qu’ils continuaient à avancer. Allistair n’aurait jamais cru pouvoir se retrouver dans une situation aussi gênante. Une situation qu’il n’avait jamais eut envie de vivre en réalité. Il en voulait un peu à sa famille de lui avoir imposé Lydia alors qu’il venait juste de reposer le pied sur sa terre natale.

« Tu sais qu’ils espèrent qu’on se remet ensemble ?
- Ah ça ... Ce n’est pas étonnant. Ma mère t’a toujours grandement apprécié.
- Mes parents aussi. J’ai beau essayé de le faire comprendre que cela n’arrivera pas, ils ne m’écoutent pas. C’est assez frustrant d’ailleurs ... Et en même temps, c’est pathétique. On a presque quarante ans et nos parents croient pouvoir gérer notre vie. »


Il sourit. Avoir trente-sept ne l’empêchait pas d’être complètement paumé dans sa vie, sans but ni espoir, si ce n’est Grace. Son seul point d’attache dans ce monde qu’il avait de plus en plus de mal à comprendre.

« Parfois, je me dis qu’on s’en serait mieux sortis si on ne s’était pas rencontré. Avoue-le, on a gâché dix ans de notre vie, accrochés désespérément l’un à l’autre. Et quand je pense que je voulais me marier avec toi ... J’aurais été folle. »

Cela fit mal à l’Irlandais, qui regarda sa compagne avec un air attristé. La rousse soutint son regard.

« Finalement, c’était peut-être une bonne chose que tu sois aussi lâche, ça nous a évité de faire une grosse connerie. Si tu n’avais pas fui ... Je n’ose même pas imaginer comment on aurait fini.
- Te rends-tu compte de ce que tu dis ... ?
- Allistair, vois un peu la vérité en face. Tu es lâche et tu n’assumes pas ce que tu fais. Tu t’empêches toi-même d’avancer, car tu as trop peur de t’engager. Que quelqu’un d’autre que toi-même devienne le centre de ton monde.
- Mais ...
- Arrêtes. Tu vas encore te trouver une excuse débile ou te défiler, rejetant la faute sur quelqu’un d’autre. »


Il ne dit rien, se contentant de se détourner.

« Je n’ai pas fini !
- Je ne suis pas venu ici pour me faire engueuler. »


Il marchait d’un pas rageur en direction de la ferme. Mais il était en colère contre lui-même. Lydia avait appuyé sur un point sensible. Même s’il faisait des efforts avec Grace, il sentait cette peur lui tordre l’estomac. Celle de trop s’attacher à la jeune femme. Alors pour une fois, il allait prendre les devants. La rousse arriva à côté de lui en courant et lui attrapa la main. Il ne tenta pas de se dégager, lui lançant seulement un regard perdu.

« Je ne voulais pas t’engueuler, juste te faire comprendre que ce n’est pas comme ça que tu auras une vie stable. Te montrer ce que j’avais vu. Je veux juste t’aider, c’est tout. J’ai eu la chance de rencontre un homme super, qui m’a ouvert les yeux. Je ne suis pas la femme sans caractère ni idée que tu as connu, mais quelqu’un de complètement différent. Et toi aussi, tu es différent. Au fond, tu es super. Il faut juste que tu travailles sur toi. Alors un conseil : le jour où tu trouveras quelqu’un à qui tu tiens, que ce soit juste un ami ou bien plus, montre-lui. Parce que ton comportement à parfois tendance à montrer le contraire de tes pensées. Sur ce, j’y vais. A ce soir ! »

Avant qu’il puisse dire quoi que ce soit, elle avait filé vers une voiture se trouvant dans la cour. Il ne tenta pas de la retenir. Pour lui dire quoi de toute façon ? Qu’elle avait raison ? Hors de question de l’avouer. Il rentra dans le bâtiment. Sa famille se trouvait dans la cuisine, ce qui était bien, parce qu’il n’avait pas spécialement envie de subir leurs regards suspicieux. Il croisa son cher cousin en bas des escaliers et l’ignora superbement, montant les marches avant de débarquer dans la chambre qui avait attribué à sa belle brune. Il referma la porte derrière lui et s’adossa contre, poussant un gros soupir.

« Ca va, il t’a pas trop soûlée ? »

L’eau qui dégoulinait de ses cheveux sur son visage le faisait frissonner. Il allait attraper la crève s’il restait comme ça. Il resta un moment indécis, n’écoutant même pas la réponse de la jeune femme avant de la prendre dans ses bras et de la serrer contre lui, comme s’il ne l’avait pas vue depuis bien longtemps. A vrai dire, même pas vingt minutes s’étaient écoulées depuis qu’il était parti, mais il éprouvait ce besoin irrépréhensible de montrer à Grace qu’il l’aimait. Il enfouit son visage dans son cou, lui répétant qu’il l’aimait. Certes, elle ne devait rien y comprendre, mais ça, il n’y pensa même pas. Il ne releva la tête que pour l’embrasser, tandis qu’il tremblait littéralement de froid, mais aussi à cause du trop plein d’émotions qu’il ressentait et de la fatigue. Il aurait tellement voulu pouvoir simplement s’allonger avec Grace et s’endormir dans ses bras, comme cela arrivait fréquemment. Mais ce n’était pas possible et cela l’emmerdait bien. Alors il se contenta de coller son front humide contre celui de la jeune femme et de lui adresser un petit sourire.

« Désolé ... J’en avais besoin. »

Ca n’expliquerait rien, mais elle avait l’habitude maintenant de son comportement souvent bizarre ...
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 9 Mar - 22:28

Grace se leva d’un bond quand la porte s’ouvrit laissant apparaître un Allistrair trempé jusqu’aux os. Même si l’annonce de William l’avait laissé perdue, la joie de retrouver son bel amoureux chassa l’inquiétude qu’elle avait pu ressentir. Certes, il n’était parti que depuis une trentaine de minutes mais la jeune femme ressentait un besoin immense d’être prise dans ses bras pour être rassurée, chose qui était assez rare pour une indépendante comme Grace. Bizarrement, Allistair avait dû lire dans ses pensées car à peine avait- il franchi la porte qu’il se précipita pour la serrer dans ses bras avec force et lui murmurait des mots tendres. Elle répondit à son étreinte et déposa de tendres baisers sur sa joue alors qu’il enfouissait son visage dans son cou pour lui murmurer une pluie de « je t’aime ». Elle n’avait jamais vu Allistair si expressif sur les sentiments qu’il lui portait. Tous les deux étaient très pudiques et ne se faisaient généralement pas de grandes déclarations d’amour, bref ils n’étaient pas le genre de couples à se répéter toutes les trois minutes qu’ils s’aimaient. Ils se connaissaient tellement biens qu’un regard, une caresse, un sourire suffisaient à les combler. Néanmoins, elle pouvait ressentir la détresse de son petit ami alors qu’il l’embrassait tout en tremblant de froid, c’était comme s’il avait tout à coup besoin de lui prouver qu’il l’aimait. Etais-ce dû à ses retrouvailles avec Lydia ?
-C’est vrai que cela est une vraie torture de se faire câliner et embrasser par son petit ami, dit-elle, tu devras vraiment te faire pardonner vieillard.

Elle lui sourit alors qu’il posait son front humide contre le sien, tout en la serrant davantage dans ses bras. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine alors qu’elle le fixait, le temps se figeant presque comme à chaque fois qu’elle était avec lui. « Je vous aime, moi aussi, Monsieur Rowlan », lui disait-elle intérieurement une main posée contre sa joue en une douce caresse.

-Tu…Tu ne devrais pas rester comme cela, tu vas attraper la mort, le sermonna-t-elle tout en se séparant de lui à regret

Elle prit l’initiative de déboutonner sa chemise alors qu’Allistair restait muet rivant sur elle un regard sérieux. Elle laissa tomber sa chemise à terre alors qu’elle découvrait peu à peu le sublime torse de son petit ami dont la peau froide contrastait avec les mains chaudes de la jeune femme.. Elle fouilla quelques instants dans sa valise et l’enveloppa dans une serviette en frottant de manière énergique. En admirant ce corps sublime, elle ne put s’empêcher de constater la beauté du bel Irlandais qui, les cheveux en batailles et humides, torse nu, avec ce regard incrédule, faisait fondre le cœur de sa belle brune. Cette constatation la ramena brutalement à la réalité. Que ferait-elle s’il retombait amoureux de Lydia ? Que ferait-elle s’il n’était plus dans sa vie ? Est-ce que ses retrouvailles avec Lydia lui avaient tout simplement ouvert les yeux ou fait ressurgir des sentiments refoulés ? Elle recula presque malgré elle. Est-ce que c’était pour cela qu’il avait tant besoin de lui prouver qu’il l’aimait ? Son comportement avait été si étrange et les paroles de William lui revenaient brutalement en tête « ses parents seraient tellement contents ». Peut-être que les parents d’Allistair étaient plus aptes à juger de ce qui étaient mieux pour leurs fils, peut-être qu’elle n’était tout simplement pas à la hauteur du beau Allistair Rowlan. Prise d’une angoisse, elle serra avec force la main de celui-ci dans la sienne et lui murmura, sa voix trahissant son réel désespoir :
-Je ne supporterais pas de te perdre !
Alors qu’elle s’apprêtait à lever les yeux vers lui, des coups furent frappés à sa porte pour lui annoncer que le dîner était servi. Grace plongea une dernière fois son regard dans celui d’Allistair et le laissa sur ses paroles sans la moindre explication. Elle sortit de la chambre, le laissant se changer, ravalant ses larmes pour gagner le grand salon où la famille Rowlan l’attendait…Une famille qu’elle n’intégrerait peut être jamais…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Mar 12 Mar - 21:02

Il avait besoin d’elle, tellement besoin d’elle ... Il la laissa le sécher, gardant les yeux vers le sol. C’est vrai qu’il allait attraper la crève s’il ne se changeait pas rapidement ... Ce qui serait un peu con et gâcherait un peu leur séjour en Irlande. Mais il se sentait vidé. Fatigué. Il se passa la main dans les cheveux, savourant le contact des mains chaudes de la jeune femme. Cela l’apaisait et il retrouvait déjà ses esprits. Il comprenait qu’il l’avait sûrement un peu fait baliser avec son élan affectif plus qu’inattendu. Il serra sa main dans la sienne, sans rien dire, se contentant de la fixer. Lui non plus ne supporterait pas une séparation. Elle était devenue sa raison de vivre. Il comprenait maintenant ce que c’était d’être amoureux. Ce que c’était d’avoir trouvé la femme de sa vie. Il s’apprêtait à lui répondre quand des coups furent frappés à la porte. Il la laissa sortir sans rien dire. Puis soupira un grand coup. Tout ne se déroulait pas comme prévu, loin de là. Il aurait tellement préféré que tout soit plus simple. Il attendit de ne plus entendre de bruit dans les escaliers avant de sortir de la chambre et de monter au deuxième étage. Son sac avait été posé dans l’ancienne chambre qu’il occupait, lorsqu’il était gamin et qu’il venait voir ses grands-parents. Il attrapa ses affaires de toilette et des vêtements de rechange. Il alla ensuite prendre une douche bien brûlante, afin de se changer les idées. Bien sûr, cela ne changea absolument rien, mais au moins, il arrêta de trembler comme une feuille. Il enfila un jean et un simple t-shirt noir avant de descendre rejoindre sa famille. Ils étaient déjà attablés. Allistair grimaça intérieurement en voyant Grace entourée de son cousin et de son grand-père. Il s’assit en face d’elle, avec sa mère à gauche et sa grand-mère à droite. Deux places étaient vacantes en bout de table. Il n’osa pas croiser le regard de son amie.

« Et bien mon fils, tu n’es plus aussi ponctuel qu’avant.
- Désolée maman, j’avais besoin de prendre une douche.
- Tu arrives juste à temps pour le coddle ! »


Sa grand-mère se leva pour aller chercher le plat, qu’elle posa au milieu de la table. On pouvait voir des morceaux de pomme de terre, du bacon et e l’oignon baignant dans un bouillon. Il se doutait qu’ils allaient manger ça ce soir, car sa grand-mère adorait en faire par temps pluvieux. Chacun se servit, puis les discussions commencèrent. William accaparait toute l’attention de Grace, ce qui faisait grincer des dents à Allistair. Ses grands-parents discutaient entre eux en irlandais, se racontant les derniers potins de la famille. Son père ne disait rien, comme d’habitude. Il ne parlait jamais durant les repas. Et sa mère ... Etait en train de lui taper sur les nerfs.

« Tu sais Allistair, il va falloir que tu te décides peut-être à te fixer dans la vie. Que tu te trouves quelqu’un, ce serait bien. Je vais te parler franchement : pourquoi n’essaie-tu pas de reconquérir Lydia ? ... »

Bam. Le sujet qu’il ne voulait pas aborder. Dont il ne voulait pas entendre parler. Plutôt que de répliquer (même s’il était un grand garçon, elle n’en restait pas moins sa maman), il décrocha de la conversation, trouvant soudainement son assiette beaucoup plus intéressante que tout.

« D’ailleurs, elle arrivera pour le dessert. »

Il était dans un cauchemar, ce n’était pas possible ... Il releva les yeux sur Grace. Elle devait se sentir tellement mal. Il devait absolument clarifié la situation avec elle. Mais il ne savait pas comment faire. Il gigotait sur sa chaise, mal à l’aise, ayant l’impression d’être dans une situation sur laquelle il n’avait aucun contrôle. Alors, il fit comme il avait l’habitude : il prit la fuite. Il se leva brusquement de sa chaise. Les conversations se turent et toutes les têtes se tournèrent vers lui.

« Je ... Je ne me sens pas bien, je vais m’allonger un peu. »

Le mensonge passa sans problème. Il fallait dire qu’il était bien pâle tout de même. Il lança un regard appuyé à Grace, lui faisant comprendre qu’il voulait la voir. Et au plus vite. Sans attendre la moindre réflexion, qui l’aurait sûrement fait hurler, il monta les escaliers jusqu’à sa chambre et se laissa tomber sur le lit. Mais quel enfer il vivait ... Finalement, c’était une très mauvaise idée qu’avait eu Grace. Il ne pouvait lui en vouloir, elle ne savait rien. Il lui avait parlé deux-trois de Lydia, mais elle ne savait pas qu’il avait failli l’épouser. Et il était temps qu’il lui dise la vérité.
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 16 Mar - 21:25

Je m’étais assise à table affichant ce sourire qui ne me correspondait pas, adoptant une attitude qui n’était pas la mienne. Je m’efforçais en vain de représenter la jeune fille que j’avais pu être auparavant mais qui était morte avec Katrina. Cette fille joyeuse, souriante, chaleureuse, pleine de vie avait laissé place à une froideur incontestable. Pourtant, Allistair m’aimait pour ce que j’étais, il aimait ce que j’étais devenue, m’acceptais tel quel et je l’aimais avec une force qui aurait pu défier n’importe quel Ouragan. Au final, je n’avais pas tellement peur de me retrouver face à cette famille hostile même si je me rendais bien compte que je n’étais pas à ma place et cela me faisait de la peine. Malgré mon apparence hautaine, je n’avais pas vraiment confiance en moi et savoir que Lynda était l’ex-fiancé de mon Allichou n’arrangeait en rien mon malaise. Je poussais un profond soupir alors que ces différentes pensées voyageaient dans mon esprit. Peut-être était-ce une mauvaise idée, peut-être n’aurais-je pas dû venir finalement. Et ce William qui n’arrêtait pas de me draguer lourdement me donnait des envies de meurtres, si seulement ce n’était pas le cousin d’Allistair ! Je m’installais sur ma chaise après avoir préalablement aidé la mère de celui-ci à disposer les divers plats sur la table. Celle-ci ne me portait pas dans son cœur et cela se voyait, c’était à peine si elle m’accordait un regard. Néanmoins, la grand-mère de mon irlandais préféré essayait tant bien que mal de dissimuler la froideur de sa fille en me posant de nombreuses questions et en se montrant la plus chaleureuse possible malgré les circonstances et les différences linguistiques.

-Que faites vous Grace, dans la vie ? Me demanda-t-elle tout en me servant un bol de soupe.
-Je suis en cinquième année de médecine, répondis-je en lui adressant ce sourire idiot qui me collait à la peau.
-Vos parents doivent être très fiers de vous ! Les médecins se font tellement rares de nos jours pour s’occuper des vieux comme nous, n’est –ce pas chéri ? *grand grognement de la part de son mari qui ravivait les flammes de la cheminée*. Ici, nous n’avons que des médecins de campagnes mais je suppose que vous travaillez à l’hopital ?
-Tout à fait, je voudrais devenir médecin urgentiste

-Un métier qui ne laisse pas beaucoup place à une vie de famille, rétorqua la mère d’Allistair d’un ton sec.

Elle me lança un regard me faisant comprendre que toute histoire avec son fils était une cause perdue. Et Bizarrement, j’étais persuadée qu’à l’instant même où j’avais passé la porte d’entrée, elle savait que lui et moi entretenions une relation. En même temps, qui pouvait mieux le connaître que sa propre mère ? Allistair n’était pas le genre de personne à s’engager à la légère et encore moins à inviter une fille pour la présenter à sa famille. Un petit sourire en coin étira mes lèvres, elle l’avait tellement percé à jour en si peu de temps. Je ne répondis pas à son attaque notre attention se détournant vers mon petit ami qui s’installait à table, après semblait-il une bonne douche. Son air était un mélange de gravité et de tristesse ce qui m’inquiéta automatiquement. Le plat principal fut servi et alors que j’essayais tant bien de mal d’attirer son attention, son cousin n’arrêtait pas de m’accaparer rendant tout échange impossible. Les grands parents d’Allistair parlaient entre eux en Irlandais, son père observait tout le monde de manière silencieuse et sa mère n’avait de cesse de lui rappeler la nécessité de se mettre en ménage. J’étais assez étonnée de la réaction de cette famille qui n’avait pas vu Allistair depuis des mois et qui ne semblait s’intéresser qu’à eux-mêmes, à leurs propres considérations et non au retour de leur fils, petits fils, cousin et ami. Pire, elle semblait lui infliger une punition pour avoir décidé de construire sa vie par lui-même en partant dans un autre pays vivre son rêve. J’avais de la peine pour mon irlandais préféré qui n’avait pas reçu le réconfort qu’il méritait après des mois d’absence et de manque. Alors que son cousin riait bruyamment dans mon oreille gauche, je croisais son regard et ne lâchait plus. Il était essentiel à mes yeux et je n’arrivais pas à comprendre comment il ne pouvait pas être essentiel pour sa propre famille.

« Tu sais Allistair, il va falloir que tu te décides peut-être à te fixer dans la vie. Que tu te trouves quelqu’un, ce serait bien. Je vais te parler franchement : pourquoi n’essaie-tu pas de reconquérir Lydia ? .
BAM ! J’étais peut être une novice en Irlandais mais j’avais très largement compris le sens de la phrase que venait de formuler la mère d’Allistair et mon regard s’attarda sur lui, guettant une réaction qui ne vint pas. Il baissa les yeux et je me sentis soudainement désemparée. J’avais envie de me cacher six pieds sous terre et de quitter cette table pour me retrouver enfin seule avec mon irlandais. Je savais que Lydia était son ex-fiancé et que nous étions heureux ensembles mais je n’arrivais pas à enlever ce sentiment de peur qui ne cessait de grandir en moi. A chaque fois que je commençais à être heureuse, je finissais par perdre les personnes que j’aimais et j’étais même persuadée, qu’Allistair, comme les autres finiraient par m’abandonner. Il se leva brusquement, prétextant un malaise après m’avoir décroché un regard qui en disait long et s’éclipsa de manière rapide ce qui me laissa l’occasion de m’enfuir à mon tour.

-Merci pour le repas c’était délicieux mais si vous ne voyez pas d’objection, je vais me coucher moi aussi, dis-je d’une voix tout aussi rapide que le départ préscipité de mon petit ami.

Je me levais laissant toute la famille Rowlan derrière moi et montais les escaliers quatre à quatre pour pénétrer dans la chambre de mon petit ami que je retrouvais allongé, pensif. Heureuse d’être enfin seule avec lui, je m’allongeais à ses côtés, ma tête posée à quelques centimètres de la sienne et tentais vainement de percer ses pensées. Je le sentais agité intérieurement, comme s’il livrait un combat, il avait les yeux baissés, le regard fuyant et je dus lui relever le menton pour qu’il accepte de me regarder dans les yeux, des yeux qui dévoilaient une infinie tristesse. Ses bras entourèrent ma taille pour me serrer contre lui en un geste qui dévoilait son besoin de réconfort alors qu’il enfouissait son visage dans mon cou poussant un profond soupir. Je le serrais avec force tout en caressant ses cheveux en batailles, embrassant ses épaules avec douceur.
-Dis moi ce qui ne va pas, murmurai-je.

Je sentis ses bras se resserrer davantage sur moi. C’était la première fois que je voyais Allistair dans un tel état de faiblesse et de tristesse. C’était comme s’il pleurait intérieurement mais ne voulait pas me le montrer. Il s’écarta légèrement et je déposais un doux baiser sur ses lèvres avant de plonger mon regard dans le sien capturant sa tête entre mes mains chaudes.

-Tu sais que tu peux tout me dire ? * Silence* Est-ce que c'est à cause de moi ? De ta famille ? De...De Lydia ? Si c'est à cause d'elle et des allusions de ta mère, tu n'as pas à t'en faire cela ne m'atteint pas...Je suis déjà au courant qu'elle est...Ton ex-fiancé, ton cousin a ressenti un besoin pressant de me faire partager l'information mais ne t'inquiète pas, je sais que je t'aime...Et que tu le sais, alors s'il te plaît ne t'en fais pas, je ne suis pas venue ici pour que tu sois préoccupé. Je veux que tu profites un maximum de tes retrouvailles avec ta famille. D'accord ?

Je lui adressais un petit sourire. Après tout je m'en fichais qu'il ne me l'ait pas dit, je me fichais que notre voyage ne se passe pas comme prévu car je l'aimais et c'était l'essentiel non ? Il ne me restait plus qu'à faire en sorte qu'il retrouve son comportement habituel et qu'il soit heureux, avec moi, tout simplement...
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 23 Mar - 14:01

Allongé sur son lit, il entendait des pas dans l’escalier et pria pour que ce soit Grace. Et pas son gros connard de cousin. Il aurait bien été capable de venir l’emmerder à ce moment précis. Mais heureusement, c’est sa belle brune qui débarqua. Elle vint à ses côtés et il la prit dans ses bras. Il n’osait pas la regarder dans les yeux. Il ne voulait pas qu’elle se rende compte de ses sentiments. Qu’elle voit à quel point il était lâche. Il lui avait toujours donné l’image d’un homme peut-être un peu macho mais au moins, toujours sûr de lui et qu’il ne lâchait rien. Il se serait battu pour lui montrer son amour, il aurait déplacé des montagnes, fait tant de choses qu’il n’avait pas l’habitude de faire, juste pour voir un sourire sur son visage. C’était plutôt du futur dont il avait peur. Du délassement qu’il ne voulait plus ressentir. De cette monotonie qui fait l’affaire de tant de personnes. Il s’écarta d’elle, écoutant sa douce voix. Cela lui fit mal qu’elle pense que c’était de sa faute s’il était dans cet état. Il ne voulait pas la faire culpabiliser.

« Ce que j’ai à te dire n’est guère glorieux ... Peut-être que tu trouverais que c’est con de ma part d’en faire tout un plat, mais j’ai encore honte. Je t’ai vite fait parlée de Lydia, mais elle est bien plus qu’une ex avec qui j’ai failli me marier. Elle est la femme avec qui j’ai passé dix ans de ma vie, celle avec laquelle j’ai failli fonder une famille, celle avec laquelle j’ai failli finir mes jours. Tout le monde nous voyait vieillir ensemble, être heureux ... Mais je me suis enfui. C’est le mot exact. J’ai eu peur. Quand elle m’a parlée de mariage, j’ai pris conscience que je ne l’aimais pas. Je l’appréciais énormément, mais pas assez pour me marier et tout le reste. Alors du jour au lendemain, j’ai pris mes affaires et je me suis tiré, sans rien lui dire, lui laissant juste un mot d’excuse. »

Il parlait, parlait, parlait et des larmes de soulagement, de tristesse et de colère envers lui-même coulaient.

« J’ai mis dix ans à m’en rendre compte ... J’ai gâché une partie de ma vie, mais aussi la sienne. Je ne me pardonnerais jamais. J’ai été lâche. J’ai été le pire salaud qu’il puisse exister. Je pourrais me défendre, en disant que c’est de la faute de mes parents, de mon entourage, qui m’ont laissé m’enliser dans cette situation, mais ce serait faux et cela ne reviendrait qu’à jeter la faute sur quelqu’un d’autre. J’ai juste eu peur. Et plutôt que de l’affronter, je me suis tiré. Je l’ai trahie elle, mais j’ai aussi trahi ma famille. Je comprends la réaction de mes parents. Je crois que j’aurais fait pareil. Imagines que ton fils, qui a une vie bien rangée et tranquille, s’en aille, sans te donner de nouvelles pendant deux ans, avant de te rappeler, comme si rien n’était ? Et qu’entre temps, il ait déménagé aux Etats-Unis, à des milliers de kilomètres ? Je crois que si c’était le cas, je lui en voudrais tellement ... Je n’accepterais même pas qu’il revienne. C’est déjà super sympa de la part de mes grands-parents d’avoir accepté que l’on reste ici. »

C’était confus, mais tout devait sortir. Ses regrets et ses remords par rapport à sa fuite, sa peur que ses parents ne lui pardonnent pas d’avoir disparu, son mal-être par rapport à sa propre réaction. Il posa sa main sur la joue de Grace et la lui caressa doucement, se taisant quelques secondes avant de reprendre.

« Mais tu n’as pas à te sentir coupable ou quoi que ce soit, ça n’a rien à voir avec toi. Si tu n’étais pas avec moi, je crois que je serais déjà rentré à la maison. Ca me réconforte énormément de t’avoir à mes côtés. Je ne me rends toujours pas compte de la chance que j’ai ... Tu es juste fantastique. Et j’espère ne pas t’avoir trop déçu, que ... que ça ne changera rien. Que même si j’ai pu être un connard par le passé, je te jure que j’ai changé. Que jamais je ne te ferais souffrir comme ça. Parce que je t’aime et je veux rester avec toi aussi longtemps que possible. »

Il la fixait dans les yeux, essayant de lui montrer qu’il était sincère. Qu’elle était, en quelques mois, devenue tout pour lui et qu’il ferait tout pour vivre avec elle ... si elle voulait toujours de lui. Il avait peur qu’elle le rejette, qu’elle ne comprenne pas ce qu’il voulait lui faire passer. Il lâcha un pauvre sourire.

« Je suis désolé. C’est pas vraiment comme ça que j’imaginais notre séjour ici. A partir de demain, ça ira mieux. Je te le promets. »
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 6 Avr - 21:56

Il était tout pour moi. Il était tout ce que je voulais, tout ce dont j’avais besoin. Je regardais avec tristesse les larmes de rage, colère, amertume, souffrance coulaient sur les joues de mon petit ami. C’était la première fois qu’Allistair me dévoilait ses faiblesses. Il était d’un naturel à jouer ce que le monde moderne appelle « les bonhommes », comme s’il était un super héros et que rien ne pouvait l’atteindre. Aujourd’hui je me rendais compte que comme Clark Kent, une fois le masque tombé, il redevenait un être humain normal rempli de doutes et de peurs.

-Je t’aime Allistair et quoique tu ais pu faire dans le passé, je m’en fiche…Je veux dire, je ne suis pas une sainte, j’ai eu de nombreuses relations sexuelles avec des hommes que je n’aimais pas pour oublier mon chagrin, j’ai quitté mon pays pour ne pas faire face à la réalité…J’ai des défauts mais depuis que je te connais la lâcheté n’a jamais fait partie des tiens. Tu es matcho, possessif, jaloux mais tu n’es pas un lâche. Ce n’est pas parce que tu as fait des erreurs avec Lydia que cela se répétera pour nous. Je veux vivre l’instant présent avec toi, ainsi que le futur. J’ai envie de me réveiller tous les matins à tes côtés, te regarder dormir, te serrer dans mes bras, j’ai envie que l’on se dispute pour des bêtises et qu’on se réconcilie sur l’oreiller. J’ai envie de fonder une famille avec toi, comme je voudrais faire partie de la tienne. Même si cela n’est pas gagné. Tu es tout ce que j’ai, et rien de ce que tu as fait ou fera pourra changer l’amour que j’ai pour toi. D’accord vieillard ?

Je séchais ses larmes avec douceur et lui déposais un bisou sur le front alors que nos deux corps se serraient l’un contre l’autre comme si nous ne faisions qu’un. Je passais une main dans le dos d’Allistair dans un geste de réconfort savourant le silence qui nous envahissait peu à peu. Alors que nos cœurs battaient au même rythme, je me rendais compte qu’il n’y avait pas un seul endroit au monde où je me sentais si apaisée que dans les bras de mon aimé. Je m’emparais de ses lèvres en un baiser lourd de sens qui concluait sur l’engagement que nous venions de prendre, tout du moins sur l’engagement que je venais de prendre : l’aimer jusqu’à mon dernier souffle. Ma vie entière lui était désormais dévouée corps et âmes et il pouvait faire ce qu’il voulait de moi. Car à ses côtés, épreuves ou non, je serais toujours heureuse.

La fatigue nous avait submergé après cette première journée riche en émotions. Je m’étais réveillée vers 2 heures du matin, heure des Etats Unis, soit 8 heures en Irlande alors qu’Allistair dormait à point fermé, étendu (prenant d’ailleurs toute la place) sur le petit lit que nous avions partagé. J’avais enfilé un liggins et un grand pull blanc en grosses mailles prête à aller courir afin de découvrir les nouveaux paysages de ce beau pays. Avant de quitter la chambre, je déposais une pluie de bisous dans le cou de mon irlandais préféré qui ne cilla pas, posais un mot sur la table de chevet « Je suis partie courir, dors, je t’aime » puis m’élançais dans l’escalier prête à faire quelques foulées. Dans la véranda, à l’avant de la maison, se trouvait la grand-mère d’Allistair qui avait dressé une table de petit déjeuner digne des plus grands hotels. Installée dans un vieux rockingchair qui avait dû bercée mon veillard quand il était bébé, elle fut plutôt surprise de me voir levée de si bonne heure alors que le décalage horaire aurait dû me terrasser.

-Du café ? Me dit-elle.
-Avec plaisir !

Je m’installais en face d’elle alors que nous admirions le paysage verdoyant qui s’éveillait avec lenteur.

-Allistair et vous avez prévu quelque chose ce matin ? Me demanda-t-elle en me versant une tasse de café. Il n’y a pas grand-chose à visiter dans le coin…
-Je pense qu’il va dormir encore deux bonnes heures, je comptais aller faire du jogging histoire de me dégourdir les jambes
-Vous l’aimez vraiment, n’est-ce pas ?
Cette question me laissa perplexe et elle rit en voyant mon air interloqué.
-Je suis peut être une vieille dame mais je ne suis pas aveugle. Je connais mon petit fils, vous n’êtes à priori pas son genre de femmes mais depuis qu’il est revenu je ne l’ai jamais vu aussi épanoui, grandi et heureux, et je pense que c’est grâce à vous (mouahaha je me jette des fleurs). J’ai bien vu les regards que vous lui lancez. Que vous soyez Américaine ou non, votre amour pour lui se voit comme le nez au milieu de la figure et si vous rendez heureux mon petit fils alors je serais ravie de vous accueuillir dans notre famille. Bien entendu, cela restera notre petit secret…
Ses paroles me touchèrent alors qu’elle me tapotait la main dans un geste bienveillant. En deux minutes, la grand-mère d’Allistair venait de me rassurer…Je n’avais pas connu mes grands parents et j’avais parfaitement conscience de la chance qu’avait mon petit ami d’avoir une grand-mère aussi ouverte d’esprit, attentionnés que la sienne. Je la remerciais chaleureusement de la confiance qu’elle m’accordait et lui promettait de ne pas la décevoir, car oui, j’aimais son petit fils. Alors qu’elle se levait pour aller chercher les pommes de terre qu’elle devait éplucher pour le repas du midi, elle se stoppa dans son élan en me faisant une proposition qui remplaça toute envie de jogging.
-Oh…J’oubliais. Vous savez monter ? Car je connais deux ou trois qui auraient bien besoin de faire une promenade !
J’avais en effet reçu des leçons d’équitation dans l’école privée où j’étais allée en Nouvelle Orléans et ce fut avec une grande joie que je remettais le pied à l’étrier en m’élançant sur les terres verdoyantes du Royaume D’Irlande. La grand mère d'Allistair m'avait indiqué un chemin que celui-ci faisait quand il était adolescent et qui menait directement à un lac. Qui sait, peut-être que Monsieur Rowlan se réveillerait à temps pour me rejoindre !
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 14 Avr - 20:25

Cette fille était vraiment formidable. Alors qu’il passait son temps à pleurnicher et qu’elle aurait très bien pu lui dire de se bouger un peu et que ce n’était pas vraiment un comportement de mec, elle le rassurait. Il ne dit rien, se contentant de se coller encore plus à elle. Il ne se rendait pas encore compte à quel point il l’aimait et elle était devenue indispensable. Il aurait déjà perdu pied depuis bien longtemps sans elle. Il s’endormit dans ses bras et passa une bonne nuit, blotti contre son amour.

Il se réveilla, mais n’ouvrit pas les yeux tout de suite, restant étalé de toute son long. Il ne sentait pas la présence de Grace à ses côtés, ce qui ne le surprenait guère. Elle avait l’habitude de se lever avant lui. Il décida afin de se lever et s’assit sur le lit. Il attrapa le mot posé sur ma table de chevet et lut en souriant. Mais comment elle faisait pour aller courir juste après le réveil ?! Lui était plutôt du genre limace, à traînasser une bonne demi-heure avant de pouvoir faire quoi que ce soit.

Il enfila un T-Shirt et son jeans avant de descendre au rez-de-chaussée. Il trouva sa grand-mère, dans la cuisine, en train d’éplucher des pommes de terre. Il lui fit un bisou sur la joue et attrapa une pomme.


« Pas trop fatigué par le décalage horaire ?
- Non ça va. Grace est partie depuis longtemps ?
- Tu peux pas la lâcher deux secondes hein ? »


Il leva les yeux vers elle en marmonnant. Il adorait sa grand-mère, mais elle était parfois un peu trop perspicace à son goût.

« Je te connais bien, mon petit-fils, ça fait trente-six ans quand même. J’ai appris à reconnaitre tes sentiments. Et la petite Américaine, tu l’aimes bien.
- Grand-mèèèèère ... Contentes toi de me dire où elle est.
- Tsss. Toujours aussi susceptible. Ta belle est partie en promenade avec un des chevaux au lac. Mais prends ton petit-déjeuner avant. »


Il tenta de se dérober, mais elle l’obligea à s’asseoir à table, le menaçant de corvée d’épluchage. Il prit rapidement son petit-déjeuner puis put enfin s’échapper. Il était déjà neuf heures quand il s’engagea sur le chemin du lac, monté sur un des chevaux de sa grand-mère. Il força un peu l’allure et vit Grace au loin. Il l’appela et la rejoignit en galopant, avant de se mettre à ses côtés. Il leur restait encore un peu de chemin avant d’arriver au lac. Il lui adressa un sourire resplendissant, changeant radicalement de son humeur maussade de la veille. Mais il avait décidé de faire un effort et de se montrer enjoué et motivé. Grace avait voulu lui faire plaisir en lui offrant ce voyage, il se devait de la remercier par sa bonne humeur.

« Tu sais, les vacances, c’est normalement fait pour rester tard au lit, traîner un peu et tout ça. »

Et non pas se lever et aller affronter le froid.

« Ma grand-mère n’a pas été trop insistante ? Elle est gentille, mais vraiment trop curieuse des fois ... En tout cas, elle a bien fait de t’envoyer par ici, je comptais t’y emmener. Le lac est vraiment un de mes endroits préférés. C’est là que j’ai appris à pêcher avec mon grand-père, que j’ai fait mes premières fêtes, que je me baignais par tous les temps ... Avant que je devienne un vieillard grabataire. »

Il devançait la vanne qu’elle n’aurait pas hésité à lui servir. Trente-six ans c’est siiii vieux que ça ... Quand même ? En tout cas, il comptait bien lui raconter de nombreuses anecdotes, pas toutes intéressantes, sur les lieux qu’ils allaient visiter. Il ne lui avait pas vraiment parler de sa jeunesse et de comment il était, ce serait une occasion pour elle d’en savoir un peu plus sur lui.
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 14 Avr - 22:08

J’adorais cette sensation de liberté que je pouvais ressentir à cet instant. J’avais lâché la bride laissant le cheval galopait à sa convenance ce qui semblait le réjouir et respirais l’air à pleins poumons totalement ragaillardie par cette promenade en pleine nature. Contrairement à Allistair, je ne dormais, effectivement, pas longtemps. Tout d’abord, j’étais accoutumée à faire de nombreux cauchemars et mon rythme de travail à l’hôpital avait conditionné mon sommeil très peu régulier. Cependant, il m’arrivait parfois (tout le temps) de rester allongée aux côtés de mon vieillard préféré pour le regarder dormir blottie dans ses bras. Un pur bonheur !

Le cheval s’arrêta soudain tenté par une petite collation après cette course d’une heure. Je flattais son encolure et admirais le paysage silencieux. L’Irlande était vraiment un pays magnifique avec ses grandes prairies verdoyantes, ses montagnes gigantesques, ses paysages presque féériques, tout semblait pur et si vous voulez tout savoir les irlandais n’étaient vraiment pas mal non plus (ceci est un message à la gente féminine : PAS TOUCHE à ALLISTAIR). Je me sentais alors toute petite et bizarrement je comprenais mieux la passion qu’avait mon petit ami quand il me parlait de sn pays. Je nous imaginais bien vivre dans une maison à l’abri des regards, juste lui et moi pour construire nos jours heureux et cela me fit sourire. Je n’avais peut-être pas 36 ans mais depuis que je le fréquentais, ma vision assez vague, voire inexistante de mon futur se transformait en de véritables projets d’avenir. Moi qui avais perdu tout espoir, je me retrouvais désormais avec des envies. Je me demandais également comment Lydia avait pu être assez idiote pour passer à côté de lui. S’il m’avait quitté et avait disparu à l’autre bout de la planète, j’aurais remué ciel et terre pour le retrouver. Je n’aurais pas supporté une seule seconde de vivre sans lui, de ne plus voir son sourire, son visage, de ne plus entendre son rire…Il était une partie de moi maintenant, la plus belle partie de moi.

Alors que toutes mes pensées étaient dirigées vers lui, il arriva tel un prince sur son beau cheval blanc, fier de m’avoir rattrapé. Il me décrocha un sourire « colgate » qui me fit fondre en un instant et je fus plutôt rassurée de voir qu’il n’était plus aussi maussade que la veille. Cependant, je n’étais pas tout à fait dupe, je me doutais bien que les vieux démons qu’il avait réveillés pouvaient refaire surfaces à tout moment. Il n’appartenait donc qu’à moi de lui faire vivre le plus doux des séjours et de lui apporter tout mon soutien.

« Tu es donc tous les jours en vacances ! Lui répondis-je en lui tirant la langue ».

Même si nous étions en couple, notre manie de nous lancer des piques n’avait pas disparue pour autant.

-Bonjour mon amour, lui dis-je ensuite d’une voix radoucie. Tu as bien dormi ? Ta grand-mère a vraiment été très très gentille ! Elle te connait bien…*sourire* Comment ça un Vieillard Grabataire ? Un dinosaure tu veux dire ? D’ailleurs si tu pouvais t’éloigner, j’ai peur que ton cousin pense que j’ai ramené un chaperon pour nous surveiller !

J'éclatai de rire en voyant le regard glacial d’Allistair à l’évocation de son cousin et je lui pris la main en un geste rassurant alors que les chevaux avançaient doucement vers le chemin du lac. Imaginer Allistair adolescent était un véritable casse tête et à vrai dire, j’ignorais tout de son passé….

-Comment étais-tu étant jeune ? Demandai-je curieuse à mon tour. Car oui, au cas où tu n’es pas au courant : tu es vieux *je ris à nouveau puis me repris* Je veux dire est-ce que tu étais un adolescent populaire ou introverti ? Est-ce tu étais un enfant espiègle ? Combien de petites amies as-tu collectionné en maternelle ? As-tu eu une enfance…Heureuse ? J’ignore tout de ton passé en Irlande et j’ai tellement hâte de découvrir ce qui a fait ce que tu es devenu aujourd’hui !

En disant cela, je marquais définitivement la fin de la conversation que nous avions eue la veille. J’aimais ce qu’il était devenu aujourd’hui et celui qu’il avait pu être dans le passé. Je l’aimais lui, entièrement.

-Bon je t’avouerais que j’ai quelques indices, vu que tu es prof, tu étais assurément un gros fayot à l’école étant petit.

Je souris en imaginant un mini Allistair, avec de grosses lunettes, le doigt levé en train de dénoncer celui qui trichait sur lui à la dictée. Pas du tout son style ! Les chevaux s’arrêtèrent net devant un immense lac et la beauté du paysage me coupa le souffle. Je descendais de cheval, laissais celui-ci brouter à sa guise et me laissais envahir par la magie du lieu. Tout était calme, mon petit ami et moi étions les seuls présents. Celui-ci m’enlaça avec douceur et je posais ma tête contre son torse. C’était la première fois que je voyais quelque chose d’aussi beau. C’était comme regarder un tableau, ou une photo qui transmet à celui qui le regarde une pluie d’émotions. J’étais charmée, conquise et sereine. C’était un bel endroit pour vivre et grandir.

-C’est majestueux…Merci, murmurai-je en faisant volteface pour plonger mon regard dans le sien. Merci de me faire vivre ça.


Je me mettais sur la pointe des pieds et déposais un doux baiser sur les lèvres de mon petit ami, avant d’enlever mon pull blanc me retrouvant en soutien-gorge sous le regard surpris d’Allistair.

-Tu es toujours certain d’être un vieux grabataire ? Lui dis je sur le ton du défi avant d’enlever mon pantalon et mes chaussures qui rejoignirent mon pull à terre.


Certes il faisait froid, l’eau devait être glacial mais alors que je courais sur le ponton en riant, certaine que mon cher vieillard ne manquerait pas cette occasion de me prouver le contraire, je me rapprochais de plus en plus du bonheur, construisant des souvenirs uniques avec Allistair. Et je ne voulais pas perdre une minute pour vivre DAMN ! Ce qu’elle était froide !
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Lun 15 Avr - 20:35

Il leva les yeux au ciel, l’air faussement exaspéré. Il était vrai que par rapport à elle, il était une vraie feignasse. Mais il savait se lever ! Même s’il s’était arrangé pour ne pas avoir de cours à huit heures afin de pouvoir traîner au lit ... Bref, on ne change pas les bonnes habitudes.

« Très bien ... Tu es plutôt confortable. »

Il savait qu’il avait l’habitude de s’étaler quand il dormait et il s’était plusieurs fois réveillé à moitié sur Grace. A la remarque sur son cousin, il la regarda presque méchamment et serra doucement ses doigts entre les siens.

« Pas de problème, je te laisse toute seule avec lui. Tu verras, au bout d’une heure, tu me supplieras de ne plus te laisser. »

Il voulait la jouer petit-ami-vexé mais cela ne marchait pas vraiment, il ne pouvait s’empêcher de sourire en se disant que son cousin était vraiment lourd quand il s’y mettait. Et puis, comment se renfrogner maintenant ? Tous les deux à cheval, se tenant par la main, en Irlande. Que pouvait-il rêver de mieux ? De toute façon, il savait très bien qu’elle allait le taquiner là-dessus pendant encore un moment, il allait devoir s’y habituer.

Il lui tira la langue quand elle dit qu’elle le soupçonnait d’être un fayot.

« Pas du tout ! J’étais un élève de tout ce qu’il ya de plus basique. Celui qui dort dans les trois-quarts des cours, qui a des notes juste assez bonnes pour intégrer le cursus qu’il faut. Assez discret. Mais en dehors des cours, j’avais une bande de potes avec laquelle je trainais pas mal. Pas populaire, mais bien entouré. Tu sais, mon enfance a été vraiment heureuse, mais également des plus simples. Mes parents m’ont appris à me contenter de ce que j’avais. Mais ils m’ont également bridé inconsciemment. Je n’avais pas vraiment de caractère, j’étais effacé. Cependant, je ne garde que des souvenirs heureux de cette époque. C’est surtout à l’université que je me suis un peu plus lâché. Je n’ai pas eu énormément de petites amies. Oh, j’avais la capacité d’être un Don Juan, mais cela ne m’intéressait pas. »

Pour une fois qu’il l’embêtait un peu ... Il était plutôt beau, il ne pouvait pas dire qu’il avait eu les filles à ses pieds.

« J’en ai eu que quelques unes, mais jamais rien de bien long. Et puis, à ... vingt-quatre ans, j’étais avec Lydia, que je n’ai pas quitté pendant dix ans, donc ... »

Il avait parlé d’un ton léger, repoussant les idées et les souvenirs sombres qui lui revenaient à l’esprit. C’est à peine si une ombre passa sur son visage. Ils arrivèrent au lac et mirent pied à terre. Les chevaux pouvaient être laissés là sans problème, ils avaient l’habitude. Et il y avait assez d’herbe pour les occuper. Il se tourna vers sa belle et, dans un élan de tendresse, l’enlaça doucement, posant son menton sur l’épaule de Grace.

« Merci à toi de m’avoir permit de revenir sur ma terre natale. »

Il lui caressa doucement les cheveux avant de la regarder enlever son pull, interloqué. Puis il sourit.

« Grace Burton, tu es vraiment complètement folle. »

Il se retrouva bientôt en caleçon, dévoilant son corps d’Apollon (ou pas), en se disant qu’il avait passé l’âge de faire des conneries pareilles. Cela ne l’empêcha pas de courir derrière la jeune femme et de sauter dans l’eau en se roulant en boule, faisant une belle éclaboussure. Il revint à la surface et enleva les cheveux qui lui tombaient devant les yeux.

« Elle est gelée ... »

Il sentait le froid le saisir et n’arrêtait pas de bouger pour ne pas s’engourdir.

« Tu devrais avoir honte de faire subir ça à un vieillard. Tu sais bien qu’il faut prendre soin de moi ! Après je vais être malade, chiant, et tu vas devoir t’occuper de moi nuit et jour, être à mes petits soins. Ce serait bien fait pour toi ! »

Ou alors il aurait pu ne pas la suivre et la laisser se baigner toute seule. Mais ça, ce ne lui était même pas venu à l’idée. Il l’aspergea pour se venger avant de lui proposer un défi des plus débiles :

« Le premier qui atteint l’autre rive donne un gage à l’autre. »

Bah tiens ! Avec ses muscles de moule, il n’allait pas aller bien vite. Il y mit pourtant tout son ardeur, comptant sur l’effet de surprise pour arriver avant la brune. Il devait y avoir environ 500 mètres ... Alors Grace, est-ce qu’un vieillard nage plus vite que toi ?
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Ven 19 Avr - 20:20

J’affichais une moue boudeuse au sujet de ses nombreuses conquêtes. Je n’étais pas de nature jalouse mais je n’aimais pas imaginer d’autres filles avec mon homme. Oui, bon d’accord, j’étais jalouse et il y a rien de mal à cela, si ? J’étais un peu mal placé pour critiquer Allistair sur ses relations passées. Après tout, j’avais eu de nombreux « sexfriends » mais je considérais que le sexe et l’amour étaient deux choses totalement différentes. En effet, j’avais beau avoir donné mon corps pour des relations d’un soir, je n’avais jamais donné mon cœur et cela, Allistair l’avait acquis pour toujours…

-Tu viens de briser le mythe de l’élève fayot…Je suis déçue. Pour ta capacité de Don Juan, je cherche toujours…

Je souris taquine en admirant mon petit ami du coin de l’œil certaine que ma « pique » avait fait mouche. Je n’avais aucun doute sur ses capacités de Don Juan (Non mais allo, t’as Allistair en face de toi et tu tombes pas amoureuse ? Non mais allo quoi ? C’est comme si je te disais t’as Ian Somerhalder en face de toi et tu tombes pas amoureuse). Il était un Dieu, il possédait une élégance naturelle, ses cheveux bruns étaient irrémédiablement en batailles, il avait toujours cette manie d’avoir un sourcil plus levé que l’autre ce qui me faisait beaucoup rire, ses yeux verts me captivaient, ses lèvres étaient douces, ses mains puissantes, son sourire ravageur. Bref, il avait tout ce qu’une femme pouvait rêver et je me demandais souvent comment je pouvais être aussi chanceuse. Malgré tout, j’aurais pu le rencontrer totalement défigurer, je l’aurais aimé avec la même force qu’à cet instant. Allistair était un homme bien, qui n’avait simplement pas conscience des capacités et du potentiel à sa disposition. C’était le genre d’homme à vous accepter avec vos défauts, à vous rassurer lorsque vous avez peur, à prendre soin de vous lorsque vous êtes malade –et peu glamour soit dit en passant- à vous prendre dans ses bras lorsque vous avez froid, à vous écouter lorsque vous en avez besoin, à vous faire rire lorsque vous n’avez pas le moral. C’était le genre d’homme que l’on pouvait rencontré qu’une seule fois dans une vie. Si j’étais passée à côté de lui, je m’en serais certainement toujours voulue. Il était ma chance d’avoir une vie heureuse, de tirer un trait sur le passé…Il était celui qui me permettait de grandir et d’envisager un avenir sans peur. J’aurais aimé pouvoir lui dire tout ce que je ressentais mais il me connaissait assez et savait que je n’étais pas douée pour étaler mes sentiments. Néanmoins, j’espérais qu’il se rendait compte du bonheur qu’il m’avait offert en étant entré dans ma vie. Je rougis à mes propres pensées, j’étais vraiment, comme aurait pu le dire ma meilleure amie « IN LOVE » et c’était peu dire…

Lorsque mon corps entra en contact avec l’eau glacée, j’en eus presque le souffle coupé. Néanmoins, je ne pouvais m’empêcher de sourire alors qu’Allistair me rejoignait par une entrée fracassante ou plutôt éclaboussante...

-Arrêtes de te plaindre vieillard, le froid c’est bon pour ton régime, depuis que tu as acheté ton déambulateur tu ne fais plus beaucoup de sport et j’ai remarqué une légère « bouée » disgracieuse au niveau de ton bas vendre.

C’était faux mais si j’avais eu mon Iphone à portée de main j’aurais certainement immortalisé l’instant par une photo souvenir tellement sa tête était hilarante. Je me rapprochais de lui, enroulais mes bras autour de sa nuque, nos deux corps gelées se collant l’un contre l’autre alors qu’il affichait un air presque boudeur.

-Je plaisante mon chéri, tu sais très bien que je prendrais soin de toi avec plaisir.

Nous étions seuls dans le lac et lovais dans ses bras je ne ressentais même plus la fraîcheur de l’eau. J’étais bien, heureuse et détendue. Je me séparais de lui à regret et lui propulsais de l’eau sur son visage prête à le taquiner une nouvelle fois alors qu’Allistair me mettait au défi. Prise par surprise, je m’élançais en brasse. SI j’étais forte en course à pied, j’étais totalement nulle en natation. De plus, la froideur de l’eau avait réveillé la douleur de ma jambe qui se faisait lancinante. Ainsi, c’est sans grande surprise que mon irlandais préféré arriva le premier sur l’autre rive. Il s’allongea de tout son long dans l’herbe fine, fier de m’avoir rattrapé et je me précipitais pour le rejoindre essoufflée.

-Mon dieu…Vieillard ? Est-ce que ca va aller… ? Pas besoin de bouche à bouche ?

Je m’allongeais sur lui, le faisant mon prisonnier, prête à recevoir mon gage. Même si pour le moment, j’avais un besoin inconditionnel de l’embrasser, ce que je fis avec douceur. Je savourais ce baiser qui dura quelques instants alors que mon corps entier tremblait. Mon coeur battait à tout rompre dans ma poitrine. Et sans trop savoir si c’était le froid qui m’était monté à la tête ou si c’était la magie du lieu, je lâchais un « Tu ne voudrais pas m’épouser ? ». Wahooo…Wahooo…WAHOOO ! Je sentais la chaleur me montait aux joues alors qu’Allistair me regardait avec des yeux écarquillés et que je prenais conscience de ce que je venais de dire. Le silence nous envahit alors que je restais figée cherchant pour quelle raison j’avais pu lâcher une bourde pareille. Est-ce que c’était parce qu’ALlistair avait parlé de sa fiancée ? ‘’Oh mon dieu ! Tu t’es mise dans de beaux draps Grace ! ‘’me lamentais-je intérieurement, ‘’Fais quelque chose, reste pas allongée sur lui sans rien faire, rattrapes toi, fais comme si c’était une blague. ‘’ Une très mauvaise blague…Alors que j’allais ouvrir ma bouche pour rattraper la gaffe que je venais de faire, je perçus un appel au secours au loin, une voix que je reconnaissais immédiatement : celle de William, le cousin d’Allistair qui était en train de se noyer dans le lac où nous étions seuls quelques minutes auparavant…Sans lui laisser le temps, de dire quoique ce soit, je plongeais dans l’eau en espérant que tout ceci n’était finalement qu’un rêve…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Ven 19 Avr - 21:38

Non mais comment osait-elle remettre son talent de séduction en question ?! Il avait bien réussir à la séduire elle ... Bon d’accord, il était aussi complètement soumis à cette jolie brune. Mais quand même. Et en plus, elle se permettait de critiquer son physique après ... Il la regardait, l’air un peu choqué, se demandant si c’était vrai. Non pas qu’il faisait un culte de son corps, mais il y avait des limites tout de même. S’il s’empâtait avant cinquante ans, il était foutu.

Il arrivait en premier à la rive. Il n’en pouvait plus, mais au moins, il avait montré à cette jeunette qu’il était encore capable de faire quelque chose ! Il se laissait trainer sur l’herbe et s’allongea sur le dos, tentant tant bien que mal de reprendre son souffle. Grace vint s’affaler sur lui.


« Non mais oh, tu te prends pour un cachalot échoué sur une plage ? »

Il la regardait en souriant, malicieux.

« Quand une magnifique femme me le propose, je ne dis jamais non ... »

Il l’emprisonna dans ses bras et répondit à son baiser avec ardeur. Il se serait damné juste pour un baiser de cette fille. Il sentait son corps frêle trembler contre le sien. Une de ses mains caressait doucement son dos tandis qu’il savourait ce moment magique ... Qui l’aurait été encore plus s’ils n’avaient pas été congelés, mais bon !

C’est alors qu’elle le demanda en mariage. Comme ça. Comme si c’était la chose qu’on demandait à n’importe quel moment. Il la regardait, les yeux écarquillés, se demandant s’il avait bien entendu. En voyant Grace se figer et devenir légèrement rouge, il comprit qu’il avait très bien comprit. En un éclair, des millions de pensées traversèrent son esprit.

On va s’arrêter deux secondes le temps de comprendre ce qui se passait dans la petite tête de l’Irlandais. Tout d’abord, il se demanda si c’était une blague. Puis il se dit que non. Il se demanda alors pourquoi elle le lui demandait maintenant, alors que rien n’aurait pu la pousser à le faire. Ensuite, il se demanda quelle serait sa réponse. Allistair était un garçon complexe quand il s’y mettait. Il ne se disait pas « oui, je suis amoureux, alors je l’épouse ». A la place, il se demanda s’il serait capable d’assumer. Il s’était bien enfui la première fois qu’on l’avait demandé en mariage ! Il n’aime pas s’engager, il n’aime pas les responsabilités et il voyait le mariage comme un carcan. Mais tandis que ses yeux restaient fixés sur le visage de Grace, il prit sa décision. Alors qu’il allait parler, il entendit un appel au secours.


« Putain, mais le boulet ! »

Rien à foutre que son cousin soit en train de se noyer, il venait de les déranger dans un moment important pour la suite de leur relation ... Puis la réalité le rattrapa quand il vit Grace s’élancer. Il la suivit et sauta à l’eau, l’aidant à ramener William sur la berge. Entretemps, celui-ci avait perdu connaissance et si Allistair n’avait pas été là, il aurait sûrement fini au fond de l’océan. Il le traina sur l’herbe pour l’éloigner de la berge et ... se retrouva comme un abruti à ne pas savoir quoi faire. Il jeta un regard affolé à Grace.

« Qu’est ce qu’il faut que l’on fasse ?! »

Après tout, c’était elle le médecin dans l’histoire ...
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Ven 19 Avr - 23:54

Ma jambe me faisait atrocement mal mais je continuais à nager alors que peu à peu le cousin d’Allistair disparaissait dans l’eau. Une angoisse me submergea. Et si je n’arrivais pas à temps pour le remonter ? Je pris une grande inspiration, plongeais et ne le trouvais pas. Allistair m’avait rejoint entre temps et plongeait à son tour. Mon cœur se déchirait dans ma poitrine alors que mon petit ami remontait à temps avec son cousin inconscient. Je l’aidais, tant bien que mal, à regagner la berge sachant pertinemment que le temps comptait. Epuisée, nous l’allongions sur le sol, alors que je m’accroupissais à terre, posant mon oreille contre son torse (oui comme dans ALERTE à MALIBU).
-Il ne respire plus…
J’étais d’un calme olympien sachant parfaitement quels gestes je devais effectuer. Je basculais sa tête en arrière, bouchais son nez et soufflais dans sa bouche avec ardeur tout en commençant simultanément un massage cardiaque. Au bout de quelques pressions exercés contre son torse, il toussa et je le basculais sur le côté alors qu’il recrachait l’eau du lac qu’il venait d’avaler. Le soulagement m’envahissait alors que mes muscles se détendaient automatiquement, comme si le poids qui venait de s’écraser sur mes épaules avait disparu. Il ouvrit les yeux puis les referma doucement. Je pris son pouls et remarquais un saignement au niveau de son crâne que j’examinais avec attention. La plaie n’était pas profonde mais saignait abondamment comme toute blessure à la tête. Il fallait qu’il passe un scanner pour écarter tout traumatisme cranien ou hématome sous dural. N’ayant pas de tissu à ma disposition, je maintenais ma main sur le sommet de son crâne pour stopper les saignements.
-Il faudrait que tu ailles chercher les chevaux pour transporter chez tes grands parents. Allistair ? *celui-ci semblait perdu dans ses pensées*, ne t’inquiète pas pour lui, sa vie n’est plus en danger. On va le conduire chez tes grands parents et prendre la voiture pour l’emmener à l’hôpital, d’accord ?
Il me lança un regard indéchiffrable avant de s’élancer sur le chemin menant jusqu’aux chevaux. Pourquoi semblait-il aussi… ? OH MON DIEU ! J’avais complétement oublié ma demande en mariage. Ce crétin de cousin venait de me sauver la mise en se noyant. Bon ok, c’était moche comme situation mais wahoo…Qu’est ce qui m’avait pris ? En y repensant…J’aimais Allistair, devenir Madame Grace Rowlan ne m’avait jamais traversé l’esprit. Non pas que je n’aurais pas été heureuse d’être liée pour la vie, le meilleur et pour le pire à Allistair mais dans un certain sens c’était déjà le cas. Nous nous aimions déjà pour le meilleur et pour le pire, dans les bons moments comme dans les mauvais moments, dans la santé comme dans la maladie et je n’avais pas besoin d’un mariage pour me prouver quoique ce soit. Je ne savais pas exactement pourquoi ces mots étaient sortis de ma bouche alors que je savais que mon irlandais préféré refusait tout engagement. Je n’avais pas besoin non plus d’être rassurée sur ses sentiments, ou son engagement à mon égard…Alors pourquoi ? Lorsque j’avais rencontré Nate, notre mariage avait été planifié par ses parents et miens histoire d’assurer un avenir brillant à leurs descendances respectives. C’était un pur arrangement financier, une tradition qui s’était perpétuée dans les sociétés dites « mondaines » où je n’avais pas eu le choix de choisir l’homme avec qui j’allais passer le reste de ma vie. Par bonheur, j’étais tombée amoureuse de Nate et ce choix ne m’avait pas dérangé. Cependant, en y repensant bien, j’étais finalement tombée amoureuse d’ un homme que je n’avais pas choisi à la base…Alors qu’Allistair, je l’avais désiré de toute mon âme (et ton mon corps), je le voulais pour moi entièrement pour toujours….
J’étais totalement perdue dans mes pensées alors que William reprenait peu à peu connaissance.
-Grace ?
-Ne bouge pas, lui ordonnais-je. Est-ce que tu te rappelles de ce qui s’est passé ?
-J’ai…Je voulais aller me baigner, grand-mère m’avait dit que tu viendrais au lac avec Allistair, j’ai voulu vous rejoindre *le relou*…Le ponton était glissant et j’ai couru…Je crois que je me suis cogné la tête et le trou noir…Jusqu’à ton baiser…Tes lèvres sont si douces …Tu m’as vraiment sauvé la vie.
-C’était du bouche à bouche, pas un baiser. Tu me remercieras plus tard, pour l’instant, ne bouge pas, tu perds du sang à cause de ta blessure à la tête et je ne veux pas que tu fasses un malaise en te levant. Allistair ne va pas tarder à arriver avec les chevaux…Quand on parle du loup.
ALlistair arriva au galop avec les chevaux qui ralentirent pour s’arrêter devant nous. Il s’était rhabillé (pour mon plus grand malheur) et mit pied à terre en m’apportant mes vêtements. Je me saisis de mon pull blanc et confectionnais un bandage de fortune pour la blessure de William. Celui-ci ne semblait plus tellement agonisant vu les regards assez lourds qu’il dirigeait vers ma poitrine. Il reprenait même des couleurs , ce qui était bon signe et me rassura. Néanmoins, il valait mieux être prudente et passer des examens complémentaires à l’hôpital. Je me levais, sentant quatre paires d’yeux me détailler de la tête aux pieds, et apportais un sucre à William que j’avais conservé dans la poche de mon jean’s. Mon irlandais préféré me frictionna les bras et me donna son tee chirt, plus par jalousie d’un air de dire « je ne veux plus qu’il te voit en sous-vêtements », que d’un geste spontané. J’enfilais celui-ci, ce qui produisit une onde de chaleur agréable pendant qu’il aidait William à se relever et à monter sur son cheval. Je me plaçais derrière celui-ci, pour le maintenir durant le voyage que nous faisions au pas afin de ne pas malmener notre blessé. Autant dire, que vu la tension qui émanait d’Allistair, je savais qu’il avait oublié pour un bref moment ma demande en mariage tant sa jalousie envers son cousin était palpable…Ouf, sauvée…Tout du moins, pour l’instant…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 20 Avr - 9:57

Comment ça il ne respirait plus ? Allistair était complètement paniqué. D’accord, il n’aimait pas son cousin, mais ce n’était pas une raison pour vouloir sa mort. Il n’était pas aussi méchant que ça ... quand même. Accroupi à côté de Grace, il la regardait sauver William, se sentant particulièrement inutile. Le cousin cracha de l’eau et reprit brièvement connaissance. Un peu dans un état second, il regarda Grace compresser la plaie pour empêcher le sang de couler. Il ne réagit pas de suite à ses paroles puis tourna brusquement la tête vers la belle brune.

« Okay, je fais vite. »

Il se leva et se mit à courir le plus vite possible jusqu’aux chevaux, qui se trouvaient quand même assez loin. Heureusement que Grace le forçait à aller courir de temps à autre, ça servait à quelque chose au moins. Il prit le temps d’enfiler son jeans et d’attraper leurs vêtements. Tandis qu’il récupéra les chevaux, ses pensées dérivèrent sur la demande de Grace. Il continua à s’interroger dessus. Oui, son cousin a failli mourir et lui il ne trouve rien d’autre à faire qu’à se demander s’il fallait qu’il épouse Grace. Il secoua la tête, comme pour chasser ses pensées. Concentres-toi Allistair, t’auras tout le temps de penser à ça plus tard. Il se hissa sur sa monture et la mit au galop, en tenant un autre dans chaque main. Un peu un numéro d’équilibriste, mais il revint en un seul morceau. Il mit pied à terre et donna ses vêtements à Grace. Il capta direct le regard que William portait sur elle et cela le fit grincer des dents. Il n’avait rien d’autre à foutre que de la mater ? Il attendit qu’elle ait fini pour lui donner son propre T-Shirt. Il préférait avoir froid plutôt qu’elle se fasse reluquer par un gros lourd. Il tenta également de la réchauffer un peu, car il voyait bien qu’elle était gelée. Il aida ensuite son cousin à monter sur son cheval, puis Grace à prendre place derrière lui. Il monta ensuite à son tour et attrapa les rênes du cheval sans cavalier. Sur le chemin, il jeta quelques regards noirs à son cousin, qui profitait un peu de sa situation pour se coller à Grace. Le voyage se fit en silence, Allistair se contentant de grommeler dans sa tête. Il fut bien content d’arriver à la ferme. Il aida William à descendre puis alla chercher ses parents et grands-parents qui arrivèrent, complètement affolés, suivi de Lydia, qui avait encore été invitée pour la journée. Le grand-père s’adressa à Allistair.

« Qu’est ce qui s’est passé ?
- Je ne sais pas, on l’a entendu appeler au secours. Il était en train de se noyer et il a aussi une blessure au crâne. »


William intervint, passant son bras autour des épaules de Grace. Comme s’il avait besoin de quelqu’un pour tenir debout ... D’accord, Allistair était un peu mesquin sur ce coup-là, mais sa vie n’était plus en danger, alors il s’en foutait.

« Je voulais juste aller me baigner ... et j’ai glissé. Sans les talents de cette magnifique Américaine, je serais sûrement mort. »

Quelques murmures s’élevèrent. Rapidement, le père de l’Irlandais prit les choses en main.

« William, tu viens avec nous. Allistair, tu nous suis avec tes grands-parents. »

Oui ... mais non. Il ne comptait pas passer sa journée à l’hôpital. Et Grace n’était pas venue en Irlande pour visiter les hôpitaux. Il allait protester quand Lydia posa sa main sur son bras et s’interposa.

« Je pense plutôt qu’ils ont besoin de se reposer. Ils ont qu’à rester là, ils sont assez grands pour rester seuls. Je vous conduirais. »

Il la remercia d’un sourire. Il savait très bien que ses parents ne la contrediraient jamais. Et elle aussi le savait. Tandis que sa grand-mère était en train de remercier mille fois Grace pour avoir sauver la vie de son petit-fils, ajoutant que c’était d’autant plus honorable qu’il n’était pas très agréable, le reste de la famille se repartirent dans les voitures. Cinq minutes après être revenus à la ferme, les voitures partaient déjà en direction de l’hôpital, laissant Allistair et Grace, plantés au milieu de la cour. Il souffla un coup.

« Y’a que quand t’es là qu’il se passe des choses comme ça ... »

Il lui attrapa la main et entrelaça ses doigts avec les siens. Puis éternua. Et merde. Il allait avoir une belle crève s’il continuait comme ça. Entre la balade sous la pluie et se promener torse nu, ce n’était pas étonnant. Mais il avait envie de profiter de ce moment d’intimité avec Grace, sachant que cela serait difficile de se retrouver seuls quand la troupe reviendrait.

« Ca te dit une douche ? »
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 20 Avr - 20:44

J’étais frigorifiée de la tête aux pieds, mes membres étaient devenus engourdis alors que nous prenions le chemin du retour en silence.. Le cousin d’Allistair se collait à moi de manière désagréable alors que je n’avais pas la force de le repousser tellement cette succession d’événements inattendus m’avaient épuisés. Je pouvais sentir la tension qui émanait de mon irlandais préféré vis-à-vis du blessé et cela me fit sourire. Allistair pouvait vraiment se montrer jaloux quand il s’y mettait et bizarrement j’adorais ce côté de sa personnalité. Je n’analysais pas sa jalousie comme un manque de confiance en moi mais plutôt comme un manque de confiance en lui. Il avait peur de me perdre ce qui montrait qu’il tenait énormément à moi. Bien entendu, cette jalousie n’était jamais excessive, il n’appréciait simplement pas qu’un autre homme me tourne autour comme je n’aimais pas qu’une autre femme s’aventure sur mon territoire.

-Dis dont, Grace, j’ai cru voir des cicatrices dans ton dos, d’où cela vient ? Si tu veux je connais le numéro d’un super chirurgien esthétique même si tu es déjà tellement belle que tu n’en as pas besoin…


‘’Non mais il était vraiment lourd celui là’’ M’insurgeai-je. Cette question émanant de William me ramena brusquement à la réalité alors que j’étais totalement perdue dans mes pensées. Mon visage, que je maintenais sympathique devant la famille Rowlan, se referma automatiquement dégageant une froideur sans nom. Je n’aimais pas parler de mon tatouage, ni de mes cicatrices d’ailleurs. Celle-ci étaient le fruit de l’Ouragan ce qui n’était pas assimilable à de bons souvenirs. Cet événement avait marqué ma vie à tout jamais. Il suffisait que je ferme les yeux pour revoir des images apocalyptiques. Néanmoins, depuis que je fréquentais Allistair, mes cauchemars s’étaient légèrement atténués, sa présence à mes côtés me calmait lorsque je faisais une crise d’angoisse ce qui arrivait rarement et mes nuits se faisaient plus paisibles lorsque je me trouvais dans ses bras. Je limitais cependant mon nombre d’heure de sommeil au minimum pour ne pas devoir faire face à ces souvenirs traumatisants qui venaient troubler mes nuits.

-Cela ne te regarde absolument pas, lâchai-je froidement.

Famille d’Allistair ou non, je ne supportais pas qu’on s’immisce dans ma vie privée. J’avais déjà eu du mal à raconter mon histoire à mon petit ami, ce lourdaud n’allait certainement pas obtenir une réponse à sa question. ‘’J’aurais peut-être dû le laisser se noyer ‘’ grommelai-je intérieurement. Cependant, ma remarque remplie de froideur sembla calmer net William qui resta silencieux pendant la fin du trajet.

Nous arrivâmes quelques minutes plus tard, accueillie par une famille affolée devant le bandage de fortune de William. Celui-ci raconta brièvement ce qui s’était passé alors qu’Allistair m’aidait à descendre de cheval….Une fois descendue, la grand-mère de celui-ci se précipita dans mes bras pour me remercier. Surprise face à cette démonstration de gratitude, je me sentis plutôt mal à l’aise mais répondis à son étreinte en lui assurant que je n’avais fait que mon boulot et que c’était Allistair et non moi qui l’avait sauvé de la noyade. Elle semblait très inquiète et je préférais la rassurer quant à l’état de santé de son petit fils. J’étais persuadée que celui-ci n’avait pas de traumatisme crânien ou d’hématome sous dural et qu’il s’en sortirait avec quelques antibiotiques. Son grand père nous proposa d’accompagner William à l’hopital et j’aurais volontiers cédé ma place à quelqu’un d’autre. Je me sentais éreintée et n’avais aucune envie de me retrouver avec toute la famille pour se lamenter sur le sort du « pauvre William ». Par miracle, Lydia –que je n’aimais pas particulièrement, soit dit en passant- nous sauva la mise et je fus soulagée lorsque les deux voitures quittèrent la maison.

Je poussais un profond soupir de soulagement alors que je me tournais vers mon petit ami en l’enlaçant dans mes bras.

-Quelle matinée ! Est-ce qu’il arrive que ton cousin se montre moins idiot ?

Allistair sourit et entrelaça ses doigts au miens alors que je posais mon front chaud contre son torse gelé. Lorsqu’il éternua, je me montrais plutôt inquiète en déposant ma main sur son front prête à déceler une fièvre sous jacente. Je lui faisais de gros yeux, il est vrai qu’il était revenu trempé la veille de sa ballade avec Lydia et se promenait torse nu dans les bois par ce temps frais n’était pas une bonne idée. Il valait mieux rentrer à présent et profiter de nos moments d’intimité et de calme avant que la famille ne revienne. Lorsqu’il me proposa une douche, mes gros yeux se transformèrent en un regard coquin.

-Seulement si nous la prenons ensemble, Monsieur Rowlan, après tout, ce n’est pas vous qui m’avez appelé « Tentation » le week-end dernier ?

Je lui souris goguenarde alors que nous avancions main dans la main vers la maison. Une onde de chaleur agréable me submergea pendant que je franchissais le seuil de la demeure. Exténuée, je montais doucement les escaliers suivant Allistair sans lui lâcher la main. Celui-ci fut le premier sous la douche et lâcha un soupir de béatitude au contact de l’eau chaude. Quant à moi, je retirais mon liggins, lavais mes mains pleines de sang dans le lavabo, enlevais mes sous-vêtements puis partis rejoindre mon amoureux pour, peut-être, lui montrer une manière plus économe de se réchauffer…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Sam 20 Avr - 22:06

Il vit son regard et comprit où elle voulait en venir. Il ne dit rien, se contentant de l’embrasser sur le front. Il se laissa trainer jusqu’à la salle de bain. Il fut bien heureux de se débarrasser de ses vêtements humides. Il entra en premier sous la douche et sourit niaisement en sentant l’eau chaude. Que c’était bon ! Rien de mieux qu’une bonne douche pour se détendre et se réchauffer après cette matinée riche en émotion. Mais il se sentait étrangement las. Cela ne l’étonnait pas tant que ça, avec le décalage horaire et tout ça. Il s’adossa au mur et attendit que Grace le rejoigne. Il réfléchit un instant, se demandant si c’était le bon moment pour parler de sa demande en mariage ... D’un côté, ce n’était pas le lieu le plus propice, mais de l’autre, maintenant que cela lui était revenu à l’esprit, cela allait le tarauder pendant un loooong moment ... Autant clôturer la question maintenant, il serait fixé. Oui, Allistair avait des comportements assez bizarres des fois. Heureusement que Grace était habituée, sinon elle l’aurait pris pour un fou à tout les coups.

Quand elle le rejoint, il se contenta de la regarder pendant un moment. Dieu qu’elle était belle ... Mais elle lui semblait aussi tellement fragile. C’était sûrement parce qu’il la connaissait plus en profondeur que la plupart des gens, qu’il avait pris le temps de passer par-dessus ce masque de froideur qui était son quotidien. Il avait appris à se taire et écouter, attendant que ce soit elle qui se livre. Et elle était une des seuls avec qui il ne se comportait pas comme le connard macho qu’il est souvent. Il se savait totalement soumis. Il suffisait qu’elle lui demande quelque chose pour qu’il le fasse (avec quelques râlements pour la forme). Mais à ses côtés, il avait l’impression d’évoluer et de devenir un homme meilleur. La voir sourire l’aidait à reprendre confiance en lui, lui qui avait une si piètre image de lui-même.


« Tu es magnifique. »

Il l’attira vers lui, savourant le contact de sa peau douce contre la sienne. Il la prit dans ses bras et l’embrassa tendrement. Elle était son amour, sa déesse, sa moitié, la femme de sa vie. C’était ce message qu’il voulait lui faire passer, lui qui était si peu à l’aise avec les sentiments. Il ne savait pas trop comment lui exprimer l’intensité de son amour. Il posa son front contre le sien, les yeux à demi-fermé. Il lâcha d’une voix douce.

« Grace, si tu veux qu’on se marie, je l’accepterais. Parce que je t’aime et que je veux te prouver que je suis capable de m’engager. De faire un effort pour toi. Parce que je ferais absolument tout pour toi. Tous les sacrifices, toutes les concessions. Sans exception. »

Voilà, c’était dit. Il était sûr qu’elle ne s’attendait pas à cette réponse de sa part, surtout pas aussi rapidement. Son discours pouvait paraître un peu extrémiste sur les bords, mais il n’avait pas trouvé d’autres mots pour exprimer sa pensée. Il fixait Grace dans les yeux tandis qu’il la maintenait toujours contre lui, ses doigts lui caressant doucement le dos. Maintenant qu’il était réchauffé, il était plus facile d’aligner deux pensées. Il savait qu’il accepterait sa demande en mariage. Il aurait trop peur de la perdre s’il lui refusait. Il tenait trop à elle pour s’embrouiller sur une question aussi futile ... Il eut un petit sourire.

« Je sais bien que ce n’est pas vraiment l’endroit, ni le moment d’en parler. Mais je voulais mettre les choses au clair. »

Il n’aimait pas réfléchir pendant des années. Allistair restait quelqu’un de spontané, même s’il avait appris la réserve au fil des années. Et même si cela pouvait lui jouer des tours, sur ce coup-là, il était sûr d’avoir fait la meilleure chose à faire ...
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 21 Avr - 10:42

Je pénétrais dans la douche et fus ébloui par ce corps d’Apollon qui se trouvait devant moi. Allistair était le genre d’homme beau naturellement et l’eau qui ruisselait en cascade sur son corps le rendait encore plus séduisant à mes yeux ( :bave : ) . Dans d’autres circonstances, je me serais certainement embrasée de la tête aux pieds. Malheureusement, mes pensées revenaient continuellement à ma demande en mariage…Qu’est-ce que j’avais pu être idiote ! Ce n’était certainement ni le lieu, ni l’endroit pour en discuter mais j’avais besoin de clore le sujet une fois pour toute. Il m’attira vers lui et m’embrassa tendrement alors que je m’abandonnais complétement dans ses bras, fatiguée. Un jet d’eau chaude coulait dans mon dos en une sensation agréable qui détendait mes muscles un à un, sa peau nue contre la mienne était douce, je me sentais si bien dans ses bras...Il était l’homme de ma vie, ma moitié, mon âme sœur et alors qu’il posait son front contre le mien, mon regard plongeait dans le sien, je me rendais compte que je ne pouvais pas vivre sans lui. Pendant des années, j’avais été une femme seule et malheureuse, froide et solitaire, et aujourd’hui je prenais conscience qu’il m’était indispensable. Il était celui qui me connaissait par cœur, celui qui me rassurait lorsque j’avais peur, qui m’acceptait tel que j’étais…Cependant, je connaissais Allistair et sa peur des engagements. Je n’avais pas l’intention de le perdre en lui forçant la main. Alors que j’allais ouvrir la bouche pour éclaircir notre situation, il me devança…

Je l’écoutais silencieuse et surprise à la fois alors que peu à peu une étrange émotion me submergea. La fatigue devant jouée, mes yeux se remplirent de larmes et je me mis à rire bêtement. Il avait accepté ma proposition mais à vrai dire je ne souriais pas pour ça, je n’étais pas émue au point d’en pleurer pour ça. J’étais émue parce qu’Allistair venait de me conforter sur les sentiments qu’il me portait. Je venais de prendre conscience qu’il était capable de se sacrifier pour mon propre bonheur et je l’aimais d’une telle force que cet instant semblait presque irréel.

-Allistair, dis-je d’une voix enrouée par l’émotion. Je ne te demande pas de faire des sacrifices. Tu sais…Mes parents voulaient que j’épouse Nate et cela voulait dire que j’allais passer le restant de mes jours avec lui sans avoir le choix. SI je t’ai demandé en mariage tout à l’heure, je voulais en réalité te demander si tu voulais passer toute ta vie à mes côtés. Je n’ai pas besoin d’un mariage, je te veux toi. Uniquement toi. *je lui embrassais le revers de sa main ne le quittant pas des yeux*.

Je caressais sa joue avec ma main droite en un geste tendre. Je connaissais Allistair pour savoir qu’il avait certainement accepté ma demande en mariage pour ne pas me perdre, parce qu’il avait peur qu’en refusant, notre relation ne soit pas la même. Je n’avais pas besoin d’un mariage pour être engagé à lui, je l’étais en réalité déjà et n’avais pas l’intention de le quitter. Je le connaissais trop pour savoir qu’il n’avait aucune envie d’un mariage. J’avais juste besoin de lui dire que je voulais passer toute ma vie avec lui et même si j’avais été maladroite dans ma formulation, j’espérais qu’aujourd’hui il le comprenait.

- Je connais ta peur des engagements et tu ne perdras pas si tu avais refusé. Je veux juste que tu me promettes de ne jamais m’abandonner. Je ne sais pas ce que je deviendrais ou ce que je serais devenu si tu n’étais pas entré dans ma vie. Tu es tout pour moi, Monsieur Rowlan. Tout. C’est même assez chiant d’être aussi dépendante d’un vieillard. *sourire*. Je veux juste que tu saches que tu es la plus belle chose que j’ai choisi dans ma vie et que je n’ai pas l’intention de te laisser.

Je me mettais sur la pointe des pieds, enroulais mes bras autour de son cou et l’embrassais avec douceur, mon cœur tout entier battant pour lui. A jamais…
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 21 Avr - 15:21

Non, il n’allait pas quand même pas la faire pleurer ? Cela le fit sourire. Elle pouvait se montrer bien émotive des fois ... Il l’écouta, fronçant légèrement les sourcils. Ainsi, c’était comme que cela se passait dans la ‘haute-société’ ? Lui avait eut libre choix de sa compagne, même si ses parents avaient un peu insisté pour qu’elle soit Irlandaise. Mais il savait que quand il leur dirait pour Grace et lui (à part si tout le monde le comprenait avant qu’il ne le dise), ils l’accepteraient ... en râlant un peu quand même. Mais derrière l’apparence froide que ses parents dégageaient depuis son retour, lui faisant clairement comprendre qu’il aurait dû donner des nouvelles, ils ne voulaient que son bonheur. Même si pour ça ils devaient accepter une Américaine dans leur famille.

« Je ne t’abandonnerais jamais. Je te le promets. »

Elle ne put s’empêcher de lui lancer une pique, ce qui détendit un peu l’atmosphère.

« Et ça aurait encore pire dans les années qui viennent. »

Il passa encore de nombreuses minutes à l’embrasser, à lui caresser le dos et le visage, à se blottir contre elle. Il aurait pu rester des heures dans ses bras. Dans les couples ‘normaux’, c’était plutôt l’homme qui protégeait la femme ... Mais dans leur cas, Allistair avait besoin qu’elle le prenne contre lui, que ce soit elle qui le rassure et le protège. Il était encore trop instable et peu sûr de lui pour que la situation s’inverse. En fait, sans elle, il serait complètement perdu. C’était assez terrifiant de s’en rendre compte. Comment ferait-il si elle n’était plus là ? Mais au fond de lui, il savait bien qu’elle serait toujours là pour lui. Il y croyait dur. Il recula la tête et la regarda.

« On sort de là ? Parce que je commence à avoir les doigts qui ressemblent à des doigts de vieux. »

En effet, la peau commençait à se friper à cause de l’eau qui continuait à couler sur eux. Il eut un petit sourire espiègle. Il savait bien que Grace en attendait un peu plus de lui (suffisait de voir le regard qu’elle lui avait jeté) ... mais non. Il aimait bien la frustrer. Et puis, un vieillard comme lui en avait bien assez fait pour la matinée. Et il commençait à penser à autre chose. A son cousin, notamment. Déjà, il se demandait s’il allait bien. Ensuite, il comptait bien lui faire comprendre qu’il n’avait aucune chance avec Grace ... Autre chose qu’il aimerait bien, c’est que Grace apprenne à connaître Lydia. Elle ne semblait pas l’apprécier énormément mais Allistair se rendait compte que la rousse était finalement quelqu’un de génial. Elle avait un peu les qualités qui lui manquaient : la compassion, une gentillesse à toute épreuve, aucune rancune, du tact. Elle pouvait être une ‘alliée’ pour Grace, l’aidant à s’intégrer. Ca avait quand même des désavantages d’être né dans une famille campagnarde parfois. Ils défendaient leur territoire contre les inconnus et étaient un peu fermés d’esprit. Mais il était sûr qu’ils feraient une très bonne belle-famille pour Grace, une fois celle-ci intégrée.
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)   Dim 21 Avr - 16:57




Je lui savonnais le dos avec douceur alors que nous avions finalement mis les choses aux clairs entre nous. A présent tout était lipide, il ne pouvait pas vivre sans moi, et je ne pouvais pas vivre sans lui. Que rêver de mieux ? Même s’il avait six ans de plus que moi, il restait un gros bébé qui adorait être cajoler et dont j’adorais prendre soin Je lui rinçais le dos avec lenteur alors que celui-ci m’embrassait un peu partout. Maintenant que j’y réfléchissais, je n’avais jamais réellement fait attention à notre différence d’âge, Allistair approchait la quarantaine alors que je venais tout juste d’avoir trente ans et cela me fit rire alors qu’il embrassait mon épaule avec douceur.

-Tu n’es qu’un pervers, lui lançai-je. Tu dragues des petites étudiantes innocentes et tu les fais craquer pour devenir le prof le plus populaire de Colombia !


Je lui tirais la langue et attrapais la paume de douche pour lui faire couler un grand jet d’eau froide sur le visage en criant « Allistair le pervers ». Il finit par m’attraper et notre douche en amoureux se transforma en un véritable combat de bain moussant ce qui détendit considérablement l’atmosphère contrastant avec notre conversation sérieuse quelques minutes auparavant. J’adorais ces moments privilégiés où nous vivions l’instant présent, sans se prendre au sérieux. J’adorais entendre son rire alors qu’il me chatouillait avec ardeur pour me faire lâcher la paume de douche. Nous restions de grands enfants logés dans des corps d’adultes avec des peurs et des préoccupations. Mais à présent, j’aimais ma vie telle qu’elle était. Et je n’aurais échangé ma place pour rien au monde. D’accord, j’avais vécu des choses affreuses qui m’avaient transformées mais toutes ces épreuves avaient fait ce que j’étais devenue aujourd’hui. Allistair me faisait aller de l’avant me rendant plus forte et me donnant une véritable raison de vivre. Contrairement à ce qu’il pouvait penser, j’ avais autant besoin de lui qu’il avait besoin de moi.

Après ce combat très sportif, nous reprenions nos caresses et nos roucoulades, heureux d’être dans les bras de l’un de l’autre jusqu’à ce que notre peau devienne molle et fripée au contact de l’eau chaude.

-Tu as déjà des doigts de vieux, mon chéri, déclarai-je malicieuse en tirant le rideau de douche.

J’enjambais délicatement la baignoire et partis chercher nos serviettes posées sur la commode de la chambre. J’enroulais une première autour de ma taille et couvrais Allistair d’une autre prenant soin à lui sécher le dos au passage. Je déposais un bisou sur sa joue avant de repartir dans la chambre où je cherchais de quoi me vêtir. Contrairement à mon irlandais préféré, je prenais un temps fou à choisir ce que j’allais porter ce qui avait tendance à l’agacer lorsque nous étions pressés. Enfant d’un riche propriétaire de boutiques de vêtements, il n’était pas étonnant que j’accorde autant d’importance à mon image vestimentaire. Au final, nous avions peu à peu appris à vivre ensemble. Il faut dire, que je passais toutes mes nuits chez lui, Monsieur ne supportant pas de ne pas recevoir son câlin matinal spécial Grace. Je souris tout en me brossant les cheveux en repensant à sa petite tête ensommeillée qui réclamait son câlin du matin Autre particularité chez mon cher et tendre, il adorait chanter dans la salle de bain avec une brosse à cheveux comme une véritable star et alors que sa voix s’élevait sur une chanson du titre « Scandalous» de -, je détaillais sa chambre du regard abandonnant ma brosse pour enfiler mon jean’s et mon pull. Celle-ci était le reflet type de l’adolescence masculine, des affiches de différentes équipes de football ornaient les murs, des magazines automobiles ornaient fièrement les étagères et alors que mon regard se promenait sur les différentes photos, une coupure de journal déposé sur son bureau attira particulièrement mon attention.

-Allistair Rowlan, élève de l’école Saint Luc, remporte le titre de meilleur…Conducteur de tracteur.

La voix dans la salle de bain se stoppa net alors qu’Allistair arrivait en trombe essayant de m’enlever l’article des mains.

-A une vitesse de 2,5 km/h, Allistair Rowlan prend….Ahahhaah ! La tête de la course dépassant ses opposants AHAHAHAHA !!! J’ai failli épouser Monsieur Rowlan meilleur conducteur de tracteur AAHAHAHA ! Tu crois qu’ils le graveront sur ta tombe ? Ici git Allistair Rowlan, ami, fils, meilleur conducteur de tracteur AHAHAHAH !!! AHAHAHAH !

J’essayais tant bien que mal de stopper mes grands éclats de rire alors que mon irlandais préféré m’affichait un regard courroucé, une moue boudeuse au bout de ses lèvres. Nous nous toisions du regard pendant un long moment avant qu’il ne m’attrape me déposant sur son épaule comme un vulgaire sac à patate, prêt à me faire subir son châtiment ultime…
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Joyeux Anniversaire Allichou "Irlande nous voilà !" (ALLISTAIIIIR :D)

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