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 Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)

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MessageSujet: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Mar 4 Juin - 21:24

Je suis une grosse truie. Voilà à quoi je pensais ce matin en me réveillant et voilà à quoi je continuais de penser en marchant dans les couloirs de la faculté. Toutes les femmes disent qu’être enceinte est la plus belle période de la vie, tu parles ! Je n’arrêtais pas d’aller faire des pauses pipi toutes les trois minutes, je me sentais énorme et mon dos me faisait souffrir. J’entamais ma 25ème semaine de grossesse, j’étais donc enceinte de 6 mois et autant vous dire que je ne voyais quasiment plus mes pieds. Malgré le choc de l’annonce de ma grossesse, Allistair et moi nous en étions agréablement remis et étions impatients de devenir des parents. Comme tout père modèle, il s’était mis à lire des livres du style « tout savoir sur la grossesse » ou « être parents, pour les nuls ». Il était vraiment adorable avec moi, même un peu trop…Il m’arrivait parfois de vouloir l’étrangler alors qu’il me prenait pour une poupée de porcelaine. Je n’avais plus le droit de rien faire ! Même vider le lave-vaisselle semblait pour lui, une tâche insurmontable dans ce qu’il appelait « ma condition ». Heureusement, j’avais réussi à le convaincre de me laisser continuer à travailler et assister aux cours en amphi. Sinon, j’étais certaine qu’il m’aurait ficeler à une chaise pour qu’il ne m’arrive rien

Au fond de moi, je mesurais parfaitement la chance d’avoir un fiancé aussi attentionné que lui. Je crois que de nous deux, Allistair était vraiment le plus impatient de devenir papa, il n’arrêtait pas de parler à mon ventre, de se projeter avec le bébé dans les bras, nous devions passer ma deuxième échographie dans la semaine, il n’avait encore jamais entendu le cœur du bébé et décomptait les jours jusqu’à ce moment. Quant à moi ? Plus mon corps changeait et plus j’avais l’impression que j’allais être une mauvaise mère. J’étais totalement perdue et n’avais plus aucune référence féminine à qui parlait comme une mère ou une grand-mère, à qui confier mes doutes et mes peurs. Cela ne m’empêchait pas d’aller écouter, en cachette, le cœur de notre bébé au service des urgences.

Généralement quand je passais dans les couloirs, les regards restaient longtemps appuyés sur moi, mais à vrai dire, je m’en fichais. J’étais vraiment heureuse. Le doyen avait accepté que je continue mes études, jusqu’à ce que ma grossesse me le permette et je pouvais difficilement cacher celle-ci. J’avais revêtu un jean’s, un tee chirt beige qui moulait mon ventre plus qu’arrondi et des chaussures plates de la même couleur, interdiction de porter des talons, ordre d’Allichou.
J’avais noué mes cheveux en une queue de cheval assez haute et me baladais dans les couloirs en compagnie de Ever cherchant un endroit où nous pourrions aller déjeuner.

Etant donné qu’il faisait beau et chaud, nous avions décidé d’aller manger dans le coin d’herbe qu’offrait la faculté, une sorte de pique-nique. Allistair étant parti très tôt, j’avais dû prendre le bus (car oui je n’avais plus le droit de prendre le volant, non plus) et ne l’avais donc pas vu depuis notre câlin matinal. Ainsi, un sourire illumina mon visage quand je l’aperçus dans le même coin d’herbe en compagnie de son collègue et ami : Aaron. Malheureusement, nous n’avions toujours pas dévoilé notre relation au grand jour et je devais continuer à me montrer discrète. Alors que j’allais descendre les escaliers pour rejoindre Ever, je dus m’asseoir quelques instants sur l’une des marches, sourcils froncés, une main posée sur mon ventre tandis que celui-ci produisait un phénomène étrange et encore inconnu : mon premier coup de pied….Wahou…C’est trop bien d’être une femme enceinte !
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Mar 4 Juin - 22:04

Allistair avait prévenu qu’il allait être chiant. Et il l’était. Il surprotégeait complètement Grace, lui interdisant de faire quoi que ce soit. Mais il faut le comprendre aussi ! Ce n’était pas des les habitudes de la jeune femme de se ménager, il avait peur qu’elle en fasse trop. Et plutôt que de râler, elle ferait mieux d’en profiter tandis qu’il faisait absolument tout, parce qu’une fois le bébé là, ça allait sûrement changer, il serait trop occupé à jouer au papa poule pour s’intéresser à autre chose.

Maintenant qu’il avait assimilé l’idée (et avec le ventre de Grace ce n’était pas trop difficile), il se sentait de plus en plus rassuré. Il allait y arriver, il en était sûr. Venant d’une famille présente pour lui, il savait à peu près à quoi devait ressembler un père. Il savait que Grace était plus perdue que lui, et il ne pouvait pas vraiment lui conseiller d’appeler sa mère pour avoir des conseils ... mais il se disait qu’avec le temps, ça passerait.

Assis dans l’herbe en compagnie de son meilleur ami, il parlait de tout et de rien, l’air joyeux. Nombre de ses collègues s’était demandé pourquoi il était soudainement devenu aussi heureux. Il se contentait d’éluder les questions avec un sourire. Il leur dirait plus tard ... Et finalement, Grace continuait ses études et son travail, ce qui le soulageait grandement.

Il tourna la tête et aperçut Grace qui descendait les escaliers en compagnie d’Ever. Allistair sourit doucement mais changea d’expression en la voyant s’asseoir avec un air soucieux sur le visage. Il se leva et se dirigea rapidement vers elle. Elle avait un problème ? Elle se tenait le ventre ... Il oublia pendant un instant qu’il n’était même pas censé vraiment la connaître et vint s’agenouiller devant elle, l’air inquiet, lui prenant la main.


« Grace, qu’est ce qui se passe ? Tu vas bien ? »

C’est en entendant les murmures autour de lui qu’il comprit son erreur. Il resta figé comme un abruti, ne sachant pas comment réagir. Il était grillé de toute façon. Rien qu’à voir le regard inquiet et amoureux qu’il portait sur la femme de sa vie ... Regard qui devint suppliant, l’air de lui demander de trouver une solution. Bah oui, parce que là, il ne savait pas quoi faire. Et dire qu’ils étaient censés rester discret ... Elle était belle la discrétion ! Mais aurait-il vraiment pu rester assis en la voyant comme ça ? Non ... C’était ça le problème quand on s’inquiétait trop.
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Mar 4 Juin - 23:46

J’avais senti comme une pression sur le côté de mon ventre et avais été surprise par cette sensation nouvelle. Etant désormais assise, je posais mes deux mains sur mon ventre à la recherche d’un nouveau coup. Les voix autour de moi me paraissaient lointaines alors que j’étais entièrement submergée par ce moment magique. Certes, il m’arrivait de sentir le bébé bouger mais pas aussi distinctement qu’à cet instant présent. La voix d’Allistair me sortit de mes pensées. En relevant les yeux, je croisais son regard inquiet alors qu’il attrapait mes mains cherchant des réponses.

-Je vais bien, j’ai juste été surprise…


Soudain, je prenais conscience de l’endroit où nous nous trouvions : la faculté. Nous étions exposés aux regards d’une armée d’étudiants qui déjeunaient dans le parc, à l’affut d’un potin à se mettre sous la dent. Allistair me lança un regard suppliant et je cherchais tant bien que mal une solution. Les étudiants murmuraient déjà autour de nous, certains me souriaient, tandis que d’autres semblaient outrés. Un professeur et une élève ? Mais où va le monde ? Bizarrement, alors que j’aurais dû être totalement inquiète par mon image, les ragots qui allait circuler, je m’en fichais royalement encore bouleversée par la manifestation de notre bébé. Allistair ne me quittait pas des yeux, inquiet à la fois pour mon état de santé et pour la révélation de notre couple secret. J’attrapais alors sa main pour qu’il partage ce bonheur avec moi tandis qu’une nouvelle pression se faisait sentir au milieu de mon ventre, un nouveau coup de pied bien tonique. Il était rare qu’il arrive à sentir le bébé bouger et je savais que je venais de lui offrir le plus beau des cadeaux. Comparé à cela, plus rien n’avait d’importance. C’était notre moment à tous les deux et ce n’était certainement pas une ribambelle d’étudiants qui allaient gâcher ça. S’ils voulaient du potin, ils allaient être servis, de toute façon à quoi bon, nous étions grillés. J’attrapais ALlistair par le col et lui déposais un doux baiser sur les lèvres tandis que sa main restait posée sur mon ventre où notre bébé effectuait encore quelques coups. M-A-G-I-Q-U-E !

Une fois les coups de pieds arrêtés, mon irlandais préféré m’aida à me relever alors que nous nous dirigions dans l’herbe, bras dessus, bras dessous, ignorant les regards des étudiants curieux. Pour la première fois, nous allions pouvoir manger ensembles sans nous cacher. Aaron, son collègue, n’en revenait pas et taquina Allistair avant de nous féliciter tous les deux pour notre bonheur à venir. Pour ma part, j’étais déjà pleinement heureuse. Certes, maintenant que l’euphorie du moment était passée, je regrettais de ne pas avoir encore dissimulée notre relation mais à vrai dire, c’était une véritable bouffée d’oxygène, nous pouvions vivre sans nous cacher, en étant ensembles sans avoir peur. Allongée dans l’herbe, la tête posée sur ses genoux en tailleur je lui dis, un sourire sur le bout des lèvres :

-Tu crois que cela serait mal vu si je criais tout mon amour pour toi ? Peut-être que tes étudiants t’apprécieront à présent, tu viens de montrer que tu avais un cœur derrière ses rides. *je lui tirais la langue alors qu’il me lançait un regard noir*.


C’était amusant de voir à quel point des moments aussi simples pouvaient être aussi épanouissants. Allistair avait encore un cours à donner avant notre rendez-vous pour la deuxième échographie. Soucieux de mon bien être, il m’installa dans son bureau où je prenais place dans son siège en cuir enlevant mes chaussures dans un soupir de béatitude. Son bureau avait retrouvé son bordel habituel et j’étais plutôt surprise de découvrir des photos de notre voyage en Irlande entre deux copies. Cela semblait si loin à présent…A l’époque, j’étais MINCE ! Cependant, je n’aurais échangé ma place pour rien au monde, je menais la vie que je voulais avec l’homme de ma vie et aucune ombre ne semblait se dessiner au tableau. Enfin, j’étais loin de me douter de ce qui allait se passer par la suite…

Après une heure d’attente, où je me retenais pour ne pas ranger son bureau de manière méthodique. Mon irlandais préféré réapparut un sourire sur les lèvres. Main dans la main, nous nous dirigions vers la voiture où il me raconta que ses étudiants lui avaient écrit « Félicitations Papa » sur son grand tableau noir. Depuis quelques temps, il était passé de tyran sanguinaire à tyran et semblait avoir gagné le cœur de quelques élèves qui ne le trouvaient plus si diabolique. Allistair s’était-il assoupli ou était-il simplement devenu un tyran avec moi ? Il m’aida à monter dans la voiture, vérifia trois fois que ma ceinture était bien attachée avant de démarrer roulant 10 km/h en dessous de la limite autorisée. (UN VRAI TYRAN) pour nous rendre à l’hopîtal où nous avions rendez-vous pour écouter le cœur de notre bébé.
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Mer 5 Juin - 11:50

Elle lui prit la main et la posa sur son ventre. Il fronça les sourcils, puis son visage s’illumina quand il sentit un mouvement. C’était vraiment très peu perceptible, mais il le sentait quand même. C’était ... indescriptible. De toute façon, tout ce qui avait un rapport avec la grossesse de Grace le mettait sur un petit nuage. Il était tellement impliqué, ça faisait parfois un peu peur. Un sourire crétin étira ses lèvres. Il l’embrassa Grace avec passion. Et rien à foutre de ce qui les entourait.

Une fois ce moment magique passé, il l’emmena sur son carré d’herbe. ENFIN il pouvait passer un moment avec elle durant la journée. Certes, ça allait sûrement leur retomber bientôt dessus mais tant pis. Il se sentit prêt à affronter n’importe quoi avec Grace à ses côtés.


« Mes rides ne t’ont rien demandée. »

Elle allait le faire complexer si elle continuait comme ça !

La pause fut bientôt finie et il dût se séparer d’elle à regret. Il l’installa confortablement dans son bureau et après un dernier baiser, il se rendit à son amphithéâtre. Quand il rentra dedans, ses étudiants l’applaudirent et le félicitèrent. Les informations circulaient vite à Columbia. Son regard se tourna vers le tableau et il fut touché de voir le mot écrit par eux. Finalement, ce n’était peut-être pas que des têtes vides et des incultes. Il fit son cours dans la bonne humeur, laissant même des étudiants discuter entre eux et lançant des blagues.

Même si ce fut un cours bien sympathique, cela ne l’empêcha pas de filer dès la fin pour rejoindre sa bienaimée. Il était tout excité à l’idée d’aller à ce rendez-vous, n’ayant pas pu venir aux précédents. Pour la première fois, il allait le voir en vrai. Ils mirent un bon moment pour arriver à l’hôpital, vu qu’il se trainait un peu sur la route. Dans la salle d’attente, il tournait dans tous les sens, faisant rire les autres gens qui attendaient jusqu’à ce que Grace lui somme de s’asseoir, il commençait à lui donner le tournis. Cela ne l’empêcha pas de gigoter sur sa chaise jusqu’à ce que ce soit leur tour.

Ils entrèrent dans la salle d’examen, le médecin leur expliqua un peu où Grace en était dans sa grossesse et tout ça, ils discutèrent tous les deux de détails que l’Irlandais, complètement inculte dans le domaine de la médecine dès qu’on dépassait les pansements et l’antiseptique, ne comprenait pas, puis ils passèrent à l’examen.

Allistair fut tout content de réussir à reconnaître à peu près le bébé sur l’écran du moniteur. Il faut dire qu’il était plutôt bien formé. Et il était tout émerveillé d’entendre son cœur battre. On aurait vraiment dit un enfant qui découvre quelque chose d’extraordinaire. Il n’arrêtait pas de poser des questions au médecin, par forcément très pertinente. Mais ce qui comptait le plus, c’est que tout le monde allait bien, la mère comme l’enfant. Allistair tenta de savoir enfin si c’était un garçon ou une fille, mais le médecin, de mèche avec Grace, ne le lui dit pas. Il grommela, il bouda, il fit du chantage, il insista, il demanda en suppliant, en menaçant, mais rien ne marcha. Il était destiné à ne pas le savoir.

Après cette visite remplie d’émotion pour les deux parents, ils se mirent en route pour la maison. Allistair comptait profiter du fait qu’il fasse beau pour commencer les travaux dans la chambre de leur futur enfant.


« Je pensais qu’on pourrait l’installer dans la chambre de l’autre côté du couloir, comme ça on sera toujours à côté. Et pour les couleurs, je pensais sable et chocolat ... vu que je ne peux toujours pas savoir si un garçon ou une fille ! Et pour le mobilier écru. D’ailleurs, on pourrait aller chercher la peinture le week-end et commencer à faire les magasins de meuble. Cette après-midi, je pensais remettre une couche de blanc sur les murs ... »

Il parlait gaiement et pour une fois, motivé de faire du bricolage. C’est simple, il était heureux. Mais le bonheur est toujours éphémère ...
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Mer 5 Juin - 17:40

Allistair était plus qu’impatient de découvrir notre bébé. On aurait dit un enfant surexcité le matin de Noël prêt à déballer ses cadeaux. Dans la salle d’attente, les autres futurs parents le regardaient faire les cent pas, un sourire sur les lèvres tandis que j’essayais tant bien que mal de le faire assoeir sur sa chaise. J’attrapais un magasine attendant patiemment que mon obstétricienne vienne nous chercher. Celle-ci était la meilleure de New York et certainement la plus couteuse. Cependant, elle restait une femme simple et chaleureuse qui offrait un suivi médical exemplaire.

Sa secrétaire vint nous chercher et nous emmena dans sa salle d’examen. Après m’avoir pesé pour vérifier que ma courbe de poids était normal, ce qui était le cas vu les plats cuisinés que me préparaient Allistair, elle prit ma tension et me posa les questions habituelles. Une fois, cet examen effectué, elle m’aida à m’allonger sur le lit, releva mon tee-chirt, appliqua le gel au bas de mon ventre et commença l’échographie. Il fallut quelques minutes avant que l’image du bébé apparaisse nettement tandis qu’en arrière fond on pouvait entendre les battements rapides de son cœur. J’attrapais la main d’Allistair tandis que nos regards attendris étaient entièrement dirigés vers l’écran. C’était notre bébé. Mon irlandais préféré était tout émerveillé alors que l’on pouvait voir distinctement sa tête, ses bras et ses petits pieds. Soucieux, il posait des questions, son regard rivé sur l’écran et le médecin le rassura en affirmant que notre bébé était en pleine santé. Bien entendu, il chercha à savoir son sexe mais de connivence avec mon obstétricienne, il n’obtint absolument rien, pour mon plus grand plaisir. Je voulais lui réserver la surprise jusqu’au bout. J’ignorais s’il préférait une fille ou un garçon mais j’étais persuadée que le sexe du bébé importait peu. Quoiqu’il arrive, il serait un père exemplaire.
Après cette visite riche en émotions, nous retournions à la maison où je souhaitais me reposer. J’étais parfois sujette à des coups de barre et avais besoin de dormir davantage. Comme il faisait beau, j’allais pouvoir en profiter pour m’installer dans le hamac de notre jardin, profitant des derniers rayons de soleil de l’après-midi. Le long du trajet, Allistair me proposa de commencer la chambre d’enfant, en l’installant de l’autre côté du couloir.

-C’est une excellente idée ! M’exclamai-je ravie. Chocolat ? Tu crois que cela ne risque pas d’assombrir la pièce ? Quoique, la chambre est plutôt ensoleillée durant l’après-midi. Elle sera magnifique, j’en suis certaine ! Je pourrais t’aider à repeindre les murs en blanc, si tu veux. Quant aux mobiliers, Ever m’a parlé d’une boutique sur…J’ai oublié le nom de la rue, je lui redemanderais. Il faudra également penser à installer les sécurités pour les placards, prises, escaliers. La maison est remplie de pièges pour un bébé. Enfin, nous avons encore le temps, tu as entendu, je ne risque pas d’accoucher avant le 11 octobre. Ca semble si loin…

Mais au moins, nous avions le temps de nous préparer à la venue du bébé. Il nous restait tellement de choses à faire : m’inscrire à des cours d’accouchements sans douleur était la prochaine étape.. Notre vie tournait principalement autour du bébé ces derniers temps tellement nous étions impatients de faire sa connaissance. Nous nous garions et entrions dans notre maison, heureux de retrouver notre chez nous. Je le pris dans mes bras, le serrant contre moi, savourant un câlin bien mérité alors qu’il m’embrassait avec douceur. Nous nous aimions tellement fort. Alors que je partais dans la cuisine, nous servir deux grands verres de thé glacé, je fus surprise d’entendre une voix avec un fort accent irlandais s’élevait de notre répondeur : la mère d’Allistair. Celle-ci annonçait dans son message qu’elle se trouvait à l’aéroport de New York en compagnie de toute la famille, et qu’elle prenait un taxi pour nous rejoindre. Je lançais un regard paniqué à mon irlandais préféré alors que celui-ci semblait tout aussi déstabilisé par cette visite surprise.

-Tu crois qu’il s’est passé quelque chose de grave ? Oh mon dieu et qu’est ce qu’on fait pour ça ? *je désignais mon ventre prépondérant*

Nous n’avions pas tellement eu l’occasion d’annoncer à ma belle-famille que j’étais enceinte et vu leurs réactions face à nos fiançailles, je ne souhaitais pas les brusquer…Alors qu’Allistair et moi nous regardions, figés, cherchant une solution, la sonnerie de la porte d’entrée retentit. Ils étaient là…Ni une, ni deux, je planquais toutes les échographies du bébé placés sur le frigo puis grimpais les escaliers quatre à quatre pour m’allonger dans notre lit où je dissimulais mon ventre arrondi par une épaisse couette. Si jamais, ils posaient des questions, Allistair n’avait qu’à prétexter que je devais garder la chambre étant malade…Mais combien de temps allions-nous devoir jouer cette mascarade ? ET que venaient-ils faire ici ? La réponse au prochain numéro…
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Jeu 6 Juin - 9:42

Oui c’était loin, mais il préférait s’y mettre de suite. Et comme ça, ça éviterait qu’il soit toujours sur son dos ... Surtout qu’il allait devoir trouver de quoi s’occuper pendant les vacances, sinon Grace allait le mettre dehors tellement en aurait marre de lui.

Enfin chez eux ! Même si au début, il n’en voulait pas de cette maison, il en était finalement tombé amoureux. Il restait quelques travaux d’aménagement mais le plus gros avait été fait et il se sentait vraiment bien ici. Elle était un peu grande pour juste eux deux, mais au moins ils étaient tranquilles. Pas de voisin, rien qu’eux deux. Tandis que Grace allait dans la cuisine, il vit qu’il y avait un message sur le répondeur. Il le mit en route et fut bien étonnée d’entendre la voix de sa mère et encore plus quand elle disait qu’elle se trouvait à New York. Mais qu’est ce qu’elle faisait là ?


« Je ne sais pas ... C’est bizarre qu’elle débarque sans prévenir, ce n’est pas dans son genre ... et pourquoi elle aurait emmené la famille avec elle ? ... »

Non, là, il ne comprenait pas. Et peut-être n’en avait-il pas envie. Il s’était peu à peu détaché de sa famille et pour l’instant, il n’avait envie de passer du temps qu’avec Grace et personne d’autre. Il regarda le ventre de sa bienaimée, se demandant aussi comment ils allaient faire pour leur dire. Au bout de six mois, ils risquaient de mal le prendre ... Et sa mère trouverait ça sûrement trop précipité. Après tout, ils n’étaient même pas mariés ...

La sonnette de la porte d’entrée le fit sursauter et il tourna vivement la tête vers elle. Déjà ?!


« Mais Grace, où est-ce que tu vas ?! »

Ah bah d’accord ! En plus, elle l’abandonnait. Il restait un moment indécis avant d’aller ouvrir la porte, un grand sourire aux lèvres.

« Ca me fait plaisir de vous voir ! »

A leurs têtes, il comprit qu’il y avait un problème. Devant lui se trouvait sa mère, William, deux autres cousins et une cousine. C’était le débarquement en force. Après les salutations d’usage, il les fit entrer dans le salon et se tourna vers sa mère.

« Maman, qu’est ce qui se passe ?
- Où est Grace ?
- A l’étage, pourquoi ?
- Je pense qu’on ferait mieux d’aller la retrouver pour ce que j’ai à t’annoncer. Tu auras besoin d’elle.
- Tu me fais peur là ... »


Il la regarda, les sourcils froncés. Mais qu’est ce qui se passait ? II servit à boire à ses quatre cousins puis monta avec sa mère à l’étage. Grace devait sûrement se trouver dans leur chambre. Il frappa à la porte, demandant s’il pouvait entrer. Après la réponse affirmative de Grace, il entra avec sa mère. Il ne comprit pas au début pourquoi elle était sous leur couette, puis voyant que son ventre disparaissait, il comprit où elle voulait en venir.

« Elle ne se sent pas très bien en ce moment et est très fatiguée, tu l’excuseras de rester au lit.
- Bien sûr, c’est normal.
- Tu voulais me dire quoi ?
- Je ne sais pas comment faire passer ça doucement ... Ton grand-père paternel est décédé il y a une semaine. »


En effet, ce n’était pas très doux ! Allistair la fixait, n’en revenant pas. Pas son grand-père ... Pas celui chez qui il passait tous ses week-ends étant gosse, pas celui qui lui avait appris à pêcher, à conduire un tracteur, à faire du vélo, à allumer un feu, à faire des crêpes. Celui qui avait fait de sa jeunesse une période tellement heureuse de sa vie. Il se laissa tomber sur le lit, faisant attention à ne pas écraser Grace.

« Mais ... comment ?
- Il était malade depuis un bon moment et on savait qu’il n’en avait plus pour longtemps.
- Pourquoi ne pas me l’avoir dit plus tôt ?
- Cela n’aurait rien changé ... et je te connais Allistair. Tu te seras inquiété pour rien. Je ne voulais pas gâcher ton bonheur. »


Il ne trouva rien à dire. Il était comme anesthésié. Sa mère s’éclipsa sans qu’il ne s’en rende compte. Il restait là, le regard dans le vide, incapable de réagir ...
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Sam 8 Juin - 20:24

Allongée dans mon lit, mon cœur battant à tout rompre, je patientais nerveusement attendant le retour de mon irlandais préféré. Je n’avais aucune idée sur la manière d’annoncer ma grossesse à ma belle famille. Comment allait-elle réagir ? Comment mes propres parents auraient-ils réagis ? J’imaginais mon père, un homme froid, hautain voir cet enfant comme une nouvelle part sur l’héritage qu’il allait léguer alors que ma mère, très superficielle n’aurait pas été très emballée sur l’idée que notre bébé l’appelle « Mamie ou grand-mère ». Au final, aucun de mes deux parents ne m’auraient véritablement aidés ou attribués des conseils sur la manière d’élever mon enfant. Je revoyais mon père dire à ma mère que la seule solution pour me procurer la meilleure éducation possible était la pension. Je n’avais que 6 ans et déjà je manquais cruellement d’amour par mes ascendants. Dans ma petite enfance, j’avais été élevée par ma nourrice : Charlotte qui me voyait comme sa fille et avec qui j’entretenais une relation particulière la considérant véritablement comme ma mère de substitution. C’était elle qui me berçait quand je faisais des cauchemars, elle qui me soignait quand j’étais malade, elle qui faisait des petits traits sur le mur de sa chambre pour constater ma croissance, elle qui jouait à la petite souris quand je perdais une dent. Cette femme était un ange et je lui montrais, aujourd’hui, toute ma reconnaissance, en lui versant des sommes quotidiennes afin qu’elle profite de sa retraite dans une maison tout confort. Elle l’avait bien mérité après avoir subi les caprices de ma mère pendant des années.

Au final, tout ce que mes parents m’avaient fait subir, je ne souhaitais absolument pas que cela se reproduise avec notre futur bébé. Certes, j’avais une éducation en or, je ne manquais pas de bienséance, j’avais été formé dans les meilleures écoles, je jouais divinement du piano, savais monter à cheval, broder des napperons, organiser des réceptions avec des gens de la « haute » (comme dans la pub avec les yaourts xD) mais j’avais manqué de l’essentiel. Ma mère, ayant peur de son mari, n’avait jamais manqué sa désapprobation quant aux décisions qu’il prenait et avait très vite marqué son détachement vis-à-vis de moi. Quant à mon père, il était trop déçu de ne pas avoir eu un fils, qu’il me voyait comme un échec.

Cependant, la famille Rowlan ne ressemblait en rien à ce que j’avais pu connaître et j’étais certaine, que malgré leur surprise, ils finiraient par s’habituer à cette idée et seraient très heureux pour nous. Tout du moins c’est ce que j’espérais.

La porte s’ouvrit laissant entrer mon fiancé ainsi que sa mère. Je remarquais automatiquement les traits fatigués de celle-ci, les joues creusées, elle semblait grave. Je m’excusais de ne pas me lever, me sentant assez faible…Je ne voulais surtout pas qu’elle découvre ma grossesse alors qu’elle semblait devoir nous annoncer quelque chose d’important. Et bizarrement, j’avais l’impression que cela ne serait pas une bonne nouvelle. Ma main se plaqua sur ma bouche alors qu’elle annonça à Allistair qu’il venait de perdre son grand père…Je savais à quel point il l’aimait, d’un amour inconditionnel. Il m’avait de nombreuses fois raconté les bons moments qu’il avait passé avec lui, les crépes qu’il lui préparait quand il rentrait de l’école, les choses qu’il lui avait apprises…Il se laissa tomber sur le lit, les bras ballants, les yeux vides. Quand sa mère fut partie, je le pris dans mes bras, sa tête posée contre ma poitrine alors qu’il laissait éclater un sanglot, poussant un cri qui me serra le cœur, ses mains agripant la manche de mon pull.

-Chut, chut, ca va aller, ca va aller, je suis là mon amour, lui murmurais-je alors que j’embrassais sa tempe.

De le voir dans cet état, les larmes me montèrent automatiquement aux yeux. Je le berçais dans mes bras avec douceur alors qu’il laissait évacuer son chagrin. J’étais tellement désolée pour lui. Si nous avions su, nous serions retournés en Irlande afin d’être au chevet de son grand père malade. Au moins ALlistair ne garderait en mémoire que l’image d’un homme vif et robuste au lieu d’un mourant. Les images de nos êtres chers agonisant étaient plus que traumatisantes et restaient longtemps en mémoire. Je gardais toujours en tête, la découverte du corps de Nate…

Je ne savais pas quoi dire à Allistair, j’avais perdu tous les êtres chers qui composaient mon foyer mais j’étais incapable de trouver les mots qui pourraient le réconforter. A la place, je le serrais fort dans mes bras, l’embrassant avec tendresse. Nous restions un long moment en silence, alors qu’Allistair pleurait…

-Tu veux qu’on aille au salon retrouver ta famille ?


Au diable, ma grossesse, il y avait des choses plus importantes à régler…
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Mar 11 Juin - 23:17

Il s’écroula contre Grace, incapable de contenir son chagrin. Allistair n’avait pas comme habitude de garder ses sentiments enfouis au fond de lui, il ne réussissait jamais à passer outre. Et pourtant, il aurait aimé être fort, il aurait aimé verser quelques larmes puis se reprendre en main. Mais une fois encore, c’était Grace qui s’occupait de lui, qui le soutenait, car il était trop occupé à pleurer.

Mais il fallait le comprendre aussi. Son grand-père, c’était un peu le pilier de sa famille. C’était son héros. Allistair le pensait invincible. Même à trente-six, alors qu’il avait tout à fait conscience de ce qu’est la vie et du fait que personne n’est éternel, pour lui, il aurait toujours été là. C’était trop dur de se dire qu’il pouvait mourir, même s’il commençait à être vieux. Cela lui rappelait la mortalité des gens. Après lui, à qui ce serait le tour ? Sa grand-mère ? Ses autres grands-parents ? Ses propres parents ? Il suffisait d’une disparition pour que la famille s’écroule.

Grace tentait tant bien que mal de le réconforter et lui en était tellement reconnaissant. Il resta un long moment dans ses bras, jusqu’à ce que ses larmes tarissent. Il ne pouvait pas pleurer éternellement non plus. Il se redressa et s’essuya un peu les joues.


« Donnes moi juste cinq minutes. »

Il se leva brusquement et alla dans la salle de bain. Il fit couler de l’eau froide du robinet et tenta de se rafraichir du mieux qu’il pouvait. L’eau glacée sur son visage lui fit du bien. Il se regarda dans le miroir. Ce n’était pas très beau à voir. Les cheveux en pagaille, blême, les yeux rouges et brillants ... Tant pis. Il resta un moment là. Et maintenant ? Il allait devoir continuer à vivre comme si de rien n’était ? Il sentait comme un trou. Il était censé affronter ça comment ? ...

Une conversation lui revint en tête. C’était peu après que Grace lui ait offert la maison et qu’il lui avait couru après à l’université, la fois où elle lui avait parlé de son passé. Il avait cru pouvoir lui donner des conseils sur comment affronter son deuil.


« T’étais vraiment mal placé pour parler ... »

Maintenant qu’il savait ce que cela faisait, il se rendit compte que ses conseils avaient dû paraître bien dérisoires ... Il but un peu d’eau avant d’aller rejoindre Grace qui l’attendait dans le couloir. Il tenta un pauvre sourire pour la rassurer. Ca n’allait pas, mais il pouvait au moins faire semblant d’aller à peu près ... De toute façon, il allait avoir besoin de temps. Il allait sûrement être passablement déprimé les prochains jours, voire les prochaines semaines, mais il savait qu’il s’en remettrait. C’était la vie. C’était normal que les personnes âgées disparaissent. Ca avait juste été plutôt ... brutal.

« Allons affronter ma famille ... »

Il lui prit la main. C’était plus un réflexe qu’autre chose. Quand il se sentait mal, il avait besoin de la tenir. Comme pour avoir un point d’ancrage sur terre. Ils descendirent doucement les escaliers et arrivèrent dans le salon. Tous les regards se braquèrent sur Grace. Il faut dire que son ventre était plutôt visible. La tête la plus mémorable était celle de la mère de l’Irlandais. On aurait dit qu’elle avait vu le Messie. Ce fut elle qui brisa le silence.

« Nous n’arrivons pas vraiment au bon moment ... Allistair, tu aurais pu me prévenir que j’allais être grand-mère quand même ! Toutes mes félicitations à tous les deux. Même si vous n’êtes pas encore mariés, ce qui m’embête un peu. Mais bon, c’est en bonne voie pour. »

Allistair baissa les yeux. Au moins, cela allait les préparatifs allaient le distraire ... Et finalement, c’était un mal pour un bien. Si on peut résumer la situation comme ça.
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)   Ven 14 Juin - 0:18


G&A



Nous restions un long moment dans les bras l’un de l’autre, le berçant dans mes bras, essayant tant bien que mal de diminuer son chagrin. Chose impossible. Je n’étais qu’un soutien, une épaule sur laquelle il pouvait se reposer pour évacuer sa frustration face à cette mort brutale qui lui avait enlevé un être cher. Malheureusement, je connaissais que trop bien  la douleur qu’il pouvait ressentir à cet instant. J’avais perdu Nate, mes parents, mes grands parents et à part lui, il ne me restait quasiment rien. Le deuil est variable d’une personne à une autre. Certains acceptent alors que d’autres vivent dans le déni pendant plusieurs années. Cependant, rien ne pourrait jamais remplacer cette sensation de vide qu’il devait ressentir à présent. C’était comme si la place qu’avait occupée la personne dans votre cœur s’était désintégré pour laisser place à un chagrin grandissant, une marque à vie. Le plus difficile quand vous perdez quelqu’un à qui vous tenez, c’est de vivre cette période où vous prenez conscience que vous ne la reverrez plus jamais, que vous ne pourrez plus entendre sa voix, le toucher. Ce manque quotidien, cette absence  grandit de jour en jour de sorte qu’il ne vous reste que les souvenirs. Peu à peu, les années passant, il vous devient difficile de voir le visage de cette personne dans votre esprit. Seule la place qu’il a occupé vous fait prendre conscience à quel point vous l’aimiez. Votre cœur se serre à chaque fois que vous pensez à lui, car c’est un fait, les hommes sont mortels, Socrate est un homme donc Socrate est mortel. Personne n’est éternel dans ce monde. Nous avons tous une fin et devons faire en sorte de  profiter au maximum de notre vie. Le plus difficile n’est pas pour celui qui est mort, tant que quelqu’un pensera à lui, il vivra encore. Non, le plus difficile est pour ceux qui restent…
Les sanglots qui secouaient son corps cessèrent. Il s’essuya les joues, penaud, baissant les yeux en murmurant qu’il avait besoin de prendre cinq minutes ce que je comprenais parfaitement. Je sortais du lit  et écoutais, appuyée contre le mur à côté de la porte de la salle de bain, l’eau du robinet qui coulait lentement. Mes yeux s’attardèrent sur mon ventre prépondérant. Comment la famille d’Allistair allait-elle réagir en découvrant ma grossesse ? Il sortit de la salle de bain, aussi blême qu’il y était rentré et m’adressa un pauvre sourire qui me déchira le cœur. Il semblait si perdu. Néanmoins, je devais me montrer forte. Allistair en avait besoin. Je serais sa main dans la mienne, mon pouce caressant le revers de sa main tendrement puis descendais les escaliers lentement.

Arrivés, dans le salon, les regards se braquèrent automatiquement sur moi, ce qui me mit plutôt mal-à-l’aise. Je me voyais bien déclarer un « Surprise », je suis enceinte !!!! Qui veut prendre la photo ? Les cousins d’Allistair que je ne connaissais pas m’adressèrent un sourire, d’abord surpris, puis contents. William vint m’embrasser sur la joue. Mais ce que je redoutais le plus était la réaction de ma belle-mère qui ne me portait absolument pas dans son cœur. Elle parut totalement consternée puis nous félicita tous les deux, regrettant de ne pas avoir été mise au courant plus tôt.

-C’est-à-dire…Que nous préférions vous le dire de vive voix que par téléphone…Assis toi Allistair, je vais vous apporter à boire.

Je partis directement dans la cuisine, plutôt soulagée de voir que la nouvelle de ma grossesse enchantait ma belle-mère. En même temps, elle avait un peu autre chose à penser ces derniers temps…De plus, pour le nombre de fois où elle avait sermonné mon irlandais préféré sur le fait qu’elle souhaitait devenir grand-mère, son rêve venait de se réaliser. Désormais, elle était obligée d’admettre qu’Allistair et moi étions engagés pour la vie.

Je disposais les tasses sur un plateau, ainsi qu’une assiette remplie de cookies et autres gâteaux puis l’amenais dans le salon, retrouvant toute la famille Rowlan en pleine conversation. William me soulagea de celui-ci en le posant sur la table basse, et je servais toute la petite troupe en thé et café ne souhaitant pas interrompre leur dialogue. Je pris ma propre tasse, trempa mes lèvres dans le breuvage, puis m’installais aux côtés de mon fiancé, posant une main sur sa jambe en un geste réconfortant. Allistair posait des questions sur l’état de sa grand-mère, épouse du défunt et à vrai dire, William ne le rassura pas du tout en affirmant que la pauvre femme avait perdue toute motivation…Elle ne mangeait quasiment plus, ne dormait plus et maigrissait à vue d’œil. Je n’arrivais pas à imaginer dans quel état je me trouverais si je perdais Allistair…Cela me donnait froid dans le dos, rien que d’y penser. Des petits enfants, mon fiancé était celui dont elle était le plus proche, c’est ainsi qu’une idée germa dans mon esprit, tout de suite approuvée par sa mère.

- Dans mon état, il m’est impossible de  voyager mais…Peut-être qu’il serait préférable que tu retournes en Irlande pendant quelques temps. Tu pourrais te recueillir sur la tombe de ton grand père et soutenir ta grand-mère.  Qu’en penses-tu ? Oh ne me regardes pas comme cela, Allistair, je suis enceinte de 6 mois, tu as entendu le médecin cet après-midi, tout va bien. Tu n’auras pas à t’inquiéter. Je demanderais à Ever de vivre avec moi… Je pense que si tu ne retournes pas là-bas, tu risques de le regretter et il est important que tu te recueille en famille. Voir ton père…tout ça…

Je le regardais, cherchant une réponse. Pour ma part, s’il souhaitait partir, il avait mon approbation. Je ne risquais pas d’accoucher avant trois mois et restais ici ne régler absolument rien. Allistair serait incapable de faire son deuil correctement s’il ne voyait pas la tombe pour prendre conscience que son grand père était bien mort…Je guettais sa réaction du coin de l’œil, lui adressant un sourire timide. Je voulais sincèrement ce qu’il y avait de mieux pour lui…




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Quand les problèmes d'Irlande arrivent à NY (ALLICHOU)

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